Mardi, 14 Février 2012

Göknur Sirin pendant les préparatifs du festival de la Corne d'Or (photo A. Godet)

Alors que le festival de la Corne d’Or laisse échapper ses premières mélodies, Göknur Sirin, organisatrice générale de l’évènement, a trouvé cinq minutes dans son marathon du week-end pour revenir sur la préparation de l’évènement. Etudiante en troisième année en génie informatique à l’université de Galatasaray, elle est l’une des fondatrices du festival il y a quatre ans. Qualité des candidats, projets pour le développement du festival, celle qui manage une vingtaine de personnes revient avec nous sur les enjeux de cette édition 2009.

Inutile de préciser que la préparation d’un concours de la chanson sur trois jours demande rigueur et organisation. Chaque année depuis quatre ans, Göknur Sirin relève le défi d’organiser un festival désormais international, qui se déroule parfois en plusieurs endroits simultanément. Pas réellement passionnée par la chanson française, c’est davantage l’organisation d’un évènement atypique qui la pousse chaque année à repartir pour un tour, « Chaque fois, je me dis que c’est mon dernier festival, chaque fois, je vois des gens qui sont contents, c’est ce succès qui me donne envie de continuer » nous explique-t-elle.

Une motivation inébranlable malgré des difficultés récurrentes. Manque de budget, recherche de sponsors, autant de défis pour un festival qui se veut non pas « populaire », mais avec « une organisation chic et élégante ». Si les problèmes de communication entre les bénévoles ou avec l’université pour la réservation des lieux, irritent quelque peu Göknur, « l’organisation [lui] permet d’apprendre toujours des choses. Pour ma carrière c’est important parce que je veux devenir manager de projets soit dans ce domaine-là, soit dans l’informatique » s’enthousiasme l’organisatrice en chef.

Une soirée de gala et de nombreux artistes au rendez-vous

Cette année encore, elle promet des candidats « de très bon niveau », selon les échos qu’elle a pu entendre des salles de répétitions, « surtout une fille d’Azerbaïdjan qui chante vraiment très bien ». Un festival qui propose également de nombreux artistes. Ces derniers sont souvent des connaissances des organisateurs. Göknur est par exemple parvenue a faire venir cette année une chanteuse et amie originaire du Monténégro, mais rencontrée à la Rochelle en France. Une performance à suivre le samedi 20 juin lors de la soirée de gala dans les jardins de l’université de Galatasaray.

A partir de 18 heures et pour dix euros, l’organisation du festival a prévu un cocktail de bienvenue, avant que les finalistes n’entament leurs performances, précédant les nombreux artistes qui ont accepté de se produire sur les rives du Bosphore. Göknur ne compte pas s’arrêter là et pense déjà à un concours « avec plus de pays représentés, francophones ou anglophones, et pas seulement trois ou quatre ». Une chose semble sure, si elle dit apprécier sa voix de chanteuse, la rencontre de candidats aussi talentueux l'a convaincue définitivement de rester dans l’organisation l’année prochaine.

Adrien Godet (www.lepetitjournal.com / istanbul), vendredi 19 juin 2009

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