Écrit par Fanny Bouteiller
ECONOMIE - Rebondissement dans l’affaire ArcandorAprès avoir déposé le bilan en fin de semaine dernière, c’est une nouvelle semaine d’espoir et de craintes qui débute pour le groupe allemand de tourisme et de distribution Arcandor. Alors que le gouvernement se disait opposé à aider le groupe en faillite en raison de difficultés antérieures à la crise et donc indépendantes de celle-ci, sa position semble maintenant évoluer. Selon Der Spiegel, le gouvernement serait prêt à examiner une demande de "crédit de masse", qui permettrait à l’entreprise en faillite de maintenir ses activités. Parallèlement à cette annonce de soutien éventuel de l’Etat, le groupe concurrent Metro a lui réitéré sa proposition de racheter 60 des 90 grands magasins Karstadt, filiale d’Arcandor. Il ne reste donc plus qu’à ce dernier à décider s’il dépose ou non une demande de crédit de masse auprès du gouvernement.
POLITIQUE - Le SPD ne veut plus d’une grande coalitionAu cours de l’émission
"Berlin direkt" diffusée sur ZDF dimanche 15 au soir, le chef du parti social-démocrate allemand Franz Müntefering a annoncé qu’il refuserait de s’unir à nouveau avec la CDU/CSU après les élections législatives qui auront lieu le 27 septembre 2009.
"Notre objectif, c’est Steinmeier à la chancellerie"a-t-il déclaré. Pour cela, le SPD envisage plutôt de faire une coalition avec les Verts voire une coalition tricolore -rouge, vert, jaune- avec les Verts et le FDP. Franz Müntefering part du principe que, malgré la débâcle de son parti aux dernières élections législatives (il n’avait obtenu que 20,9% des voix),
"le SPD obtiendra de bien meilleurs résultats aux législatives de septembre car les Allemands se mobiliseront beaucoup plus".
HAMBOURG - Proposition de réforme pour les élections législativesRobert Heinemann, expert politique de la CDU, a proposé une prolongation de 4 à 5 ans du mandat des députés à Hambourg. Il est en effet le seul Land, avec Brême, où le Parlement est élu pour quatre ans, contre cinq dans tous les autres Länder d’Allemagne. Pour le spécialiste, une telle réforme constitutionnelle irait en faveur de la qualité des politiques mises en place : avec un mandat plus long, les députés adoptent des mesures et les exécutent avec plus de calme et de réflexion. Le second argument avancé est celui de la durée effective du mandat : étant donné qu’il faut toujours plusieurs mois avant que les premières mesures soient prises et que les derniers mois précédant les nouvelles élections sont consacrés à la mise en œuvre d’une stratégie de réélection, la durée réelle d’action du parlement est réduite. Ainsi, augmenter le mandat de quatre à cinq ans rendrait par là même l’action politique moins superficielle. Pour entériner une telle réforme, la CDU devra auparavant convaincre le groupe parlementaire du SPD, ce qui ne semble pas gagné d’avance.
Fanny Bouteiller (www.lepetitjournal.com/berlin.html) mardi 16 juin 2009