Cette semaine sept députés français du groupe d’amitié France-Norvège ont effectué à l’invitation du Parlement norvégien une mission d’études de trois jours en terre nordique. Les principaux thèmes abordés étaient les énergies renouvelables, les gaz à effet de serre, l’agriculture et la pêche et le développement du tourisme vert et du tourisme de mémoire
Jean-Claude Mathis préside le groupe d'amitié France-Norvège depuis 2007 - photo : T.G. SoKT
Ils étaient sept députés français (3 UMP, 3 socialistes et 1 Nouveau Centre), membres du groupe d’amitié France-Norvège de l'Assemblée nationale à effectuer cette semaine une mission d’études de trois jours en Norvège. Les principaux thèmes abordés étaient les énergies renouvelables, les gaz à effet de serre, l’agriculture et la pêche et le développement du tourisme vert et du tourisme de mémoire. Ils ont notamment été reçu par le Président du Parlement et par le ministre des Affaires étrangères avec lequel ils ont pu entre autres discuter des résultats des élections européennes et de la position de la Norvège vis-à-vis d’une éventuelle adhésion à l’Union.
« Un groupe d'amitié est un groupe de parlementaires destiné à créer ou resserrer des liens d'amitié avec des parlements étrangers. Il constitue en réalité un instrument privilégié de la politique de relations internationales de l'Assemblée et l'un des relais parlementaires de la politique étrangère de la France » peut-on lire sur le site de l’Assemblée nationale. Ces groupes sont initialement apparus de façon spontanée, portés par des initiatives individuelles. Le premier a vu le jour entre les deux dernières guerres mondiales entre la France et la Grande-Bretagne. En juillet 2007, 173 groupes étaient agréés par le Bureau de l’Assemblée nationale. Pour qu’un groupe soit agréé, le pays partenaire doit être membre de l’ONU, avoir un parlement et bien évidemment entretenir des relations diplomatiques avec la France.
Les résultats économiques et la simplicité des rapports impressionnentLe groupe d’amitié France-Norvège compte une trentaine de députés et sa composition respecte la pluralité de l’Assemblée. Sa situation est un peu particulière car il ne possède en effet aucun groupe norvégien homologue, le Stortinget n’ayant pas mis en place de groupes d’amitié similaires. Il est présidé depuis la dernière législature par Monsieur Jean-Claude Mathis (UMP) député de la deuxième circonscription de l’Aube qui nous reprécise le rôle de ces groupes :
« Il s’agit surtout de resserrer, renforcer les liens entre les différentes nations, de développer les échanges à la fois économiques et culturels. Confronter notre manière d’appréhender les problèmes, notre façon de nous organiser, de mettre en place des méthodes de travail ». Monsieur Mathis reconnaît être assez impressionné par les résultats affichés par la Norvège
« Quand on voit que le PIB par habitant est le double de celui de la France, que la Norvège est le deuxième ou troisième pays producteur de gaz et de pétrole, un fonds souverain qui avoisine les 250 milliards d’euros, cela interpelle ».
Françoise Imbert a apprécié le caractère très direct des échanges
photo : T.G. SoKT
Madame Françoise Imbert (Groupe Socialiste) député de la cinquième circonscription de Haute-Garonne, a également pris part à ce déplacement. Elle était déjà venue en Norvège, pays qu’elle apprécie particulièrement, lors de la précédente législature en 2002 pour une mission sur les questions de l’accueil de la petite enfance et de la famille.
« J’avais trouvé la Norvège très en avance sur beaucoup de pays sur ces thèmes là » nous précise-t-elle. Sur ce qui l’impressionne le plus au cours de cette visite, Madame Imbert tient à souligner les comportements et les manières d’être :
« Les contacts que nous avons eus avec le Président du parlement, le Ministre des Affaires étrangères ont été très directs. Plus généralement, je trouve les personnes en responsabilité simples dans le bon sens du terme : ils nous disent ce qu’ils ont à nous dire sans détour et cela, je trouve que c’est une qualité remarquable des Norvégiens. Ce sont des rapports sains et vrais ». Sur les apports d’une telle mission, Madame Imbert nous explique que
« cela donne une vision du pays que l’on n'aurait pas autrement. Cela permet des rapprochements entre Etats. On dit souvent que la Norvège est loin mais cela ne correspond pas à la réalité ».Parmi les sujets ayant intéressé les interlocuteurs norvégiens du groupe, Monsieur Mathis extrait notamment la politique de diversification de la France dans le domaine de l’énergie mais aussi l’agriculture avec des questions sur les mécanismes de régulation dans le cadre européen et la gestion de la crise du lait.
Enfin pour la petite histoire, il faut savoir que ces missions sont réalisées à l’invitation du parlement du pays partenaire qui prend financièrement en charge le déplacement. Le Bureau de l’Assemblée nationale établit de son côté, en fonction de ces invitations, la liste des groupes qui vont effectuer une mission dans l’année (une dizaine). En principe, chaque groupe est amené à effectuer une mission au cours d’une législature.
Thierry GUENIN (www.lepetitjournal.com Oslo) – vendredi 12 juin 2009 –
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