En France
La Une La Une Eco Eco Culture Culture Mag Mag Sports Sports Tourisme Tourisme Expat Expat Gourmet Gourmet Vous Vous ETUDIANT ETUDIANT SANTE SANTE Insolite Insolite
mardi 16 mars 2010

NEWSLETTER
 Abonnez-vous gratuitement
1.
2.
Plus d'infoInfo Newsletters
FESTIVAL DE BERGEN - Développer l'excellence et cultiver la différence Version imprimable Suggérer par mail
jeudi 11 juin 2009
Chaque année, fin mai - début juin, Bergen vibre pendant quinze jours au rythme de son festival qui rassemblent les meilleurs artistes et les meilleures productions nordiques du moment. L'édition 2009 a notamment célébré les 50 ans de Jon Fosse. Son directeur, Per Boye Hansen, nous parle du festival et de la vie culturelle norvégienne

L'Opéra de Quat'sous de Brecht était présenté dans une mise en scène de Robert Wilson - photo : Leysley Leslie-Spinks

Le rideau est tombé la semaine dernière sur la dernière représentation de l’édition 2009 du Festival de Bergen, Impulsions nordiques. Pendant quinze jours, ce festival qui compte parmi les plus importants d’Europe du Nord a proposé plus de 150 spectacles et animations dans Bergen et ses environs. Cette année, Jon Fosse était à l’honneur à l’occasion de ses cinquante ans. Côté danse, la compagnie norvégienne Carte Blanche proposait trois spectacles différents. Lepetitjournal.com a rencontré Per Boye Hansen, directeur du festival depuis 2005. L'occasion de faire avec lui le point sur la vie culturelle norvégienne.
Les dernières années ont ainsi été marquées par un renforcement du budget du ministère de la culture qui soutient aujourd'hui le développement artistique bien au-delà de ce qui a pu être fait précédemment. Pour ceux qui travaillent dans le domaine des arts et de la culture la tendance est donc sur le plan financier globalement positive. Ils disposent de davantage de moyens. Le budget du festival est par exemple en augmentation. Toutefois, l’argent ne peut seul porter la création vers les sommets.

« Je pense que l’art trouve une forme de légitimité dans la qualité,
nous précise Per Boye Hansen. En ce sens, l’art en Norvège connaît un contexte difficile. Nous sommes une société très égalitaire. Nous croyons que tout doit être accessible à tous. Nous n’acceptons pas vraiment qu'une chose puisse être meilleure qu’une autre. Un jugement fondé sur l’évaluation de la qualité n’est pas accepté pour des raisons éthiques ». Per Boye Hansen qui dirigeait précédemment le Komische Oper Berlin nous explique également que la notion de beaux-arts, fin kunst, porte en Norvège une connotation plutôt négative. En Allemagne ou en France, l’opéra, la musique symphonique, le théâtre restent connectés à l’idée de pouvoir et sont utilisés par les classes supérieures comme autant de symboles justifiant leur appartenance à une élite. Ceci n’est pas le cas en Norvège.

Le canard sauvage d'Ibsen dans la version proposée par Vegard Vinge et Ida Müller - photo : Magnus Skrede

Par sa sélection, un festival comme celui de Bergen sert donc de tremplin et de révélateur. Il permet à des projets ambitieux sur le plan artistique de voir le jour, à des compagnies ou des artistes de prendre leur essor sur le plan national ou international, initiant par la même occasion le public norvégien à des spectacles plus exigeants. « La quête de la qualité dans le domaine artistique ne supporte pas les compromis. Nous avons besoin de prendre des risques, besoin d’accepter qu’une chose soit meilleure qu’une autre. Je pense que le Festival de Bergen est un de ces lieux où cela est possible. Nous disons clairement que cela est notre mission. Mais il est aussi absolument nécessaire que nous produisions des spectacles grand public. Je crois que c’est une bonne chose d’être capable de faire les deux ».

L’objectif du festival est de rassembler les meilleurs artistes, les meilleures productions nordiques. L’on y trouve de la danse, de la musique ou encore du théâtre. Les formes d’expression sont multiples. Parmi les découvertes du festival, Per Boye Hansen cite la compagnie Transiteatret qui s’était fait connaître il y a deux ans avec Die Massnahme de Brecht et qui a présenté cette année Elephant Stories. Il nomme également les artistes Vegard Vinger et Ida Müller dont la version très personnelle du Canard sauvage d’Ibsen a retenu l'attention.

Cette année, le festival a également abordé les liens entre art et politique. Une évidence pour Per Boye Hansen. Quand le politique s'attache au court terme, l'artiste développe une vision tournée vers l'avenir et son traitement du sujet apporte des dimensions émotionnelles qui échappent aux explications fournies par le politique. Et de conclure : « Je partage cette idée que découvrir comment notre société va évoluer est la tâche de l’artiste ».

Thierry GUENIN (www.lepetitjournal.com Oslo) jeudi 11 juin 2009 - Actualités Norvège
 
OSLO EN BREF

lire toutes les breves


RECEMMENT
OSLO
Accueil Oslo
Index
Actualités
Politique et Environnement
Emploi et Economie
Société
Les Français en Norvège
Histoire(s) Norvégienne(s)
Guide des sorties
Culture et Loisirs
Gastronomie
Balades urbaines
Escapades
Vie pratique
Espace Services
Les petites annonces
Archives
NOS SERVICES
La Newsletter
Les Petites Annonces
Les Bons Plans
Services Expats
Ouvrir une Edition
Nos forums
La bourse en vidéo
Les Archives
un problème avec la newsletter?
VOYAGER PRATIQUE
Avec notre partenaire TV5.org
Horloge Universelle
Indicatifs Tel
Tailles habillement

Convertisseurs
Farenheit/Celsius
Distances
Livre/Kilo
 
 










 Un Bon Plan dans l'Annuaire
 Une Petite Annonce
 Un Evènement dans l'Agenda
 Un Coup de Coeur
 
Titre*
Description*  (300 caractères max.)
 
Content © 2007 lepetitjournal.com