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PARCOURS D’EXPAT - Tous les cris les SOS d’Arnaud Vaissié |
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| Ecrit par Betty RUBY,
le 26-02-2006 22:00
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De Singapour à Londres, le co-fondateur et PDG d’International SOS retrace sa carrière à l’étranger. Issu d’une expatriation toute professionnelle, son parcours est bien différent de la nouvelle génération qui joue désormais à l’extérieur des entreprises françaises Arnaud Vaissié sera présent au Sénat lors de La Journée des Français de l’étranger du 4 mars.
Dans l’assistance médicale, Arnaud Vaissié gère aujourd’hui plus de 5.000 salariés (photo International SOS)
La Journée des Français de l’étranger organisée le 4 mars par le Sénat est selon Arnaud Vaissié co-fondateur et PDG d’International SOS, une vraie aubaine pour réunir tous les intervenants de la mobilité internationale dans une vision transversale. "Resituer tous les aspects de l’expatriation, hors du champ touristique, et dans une optique globale de vie réelle est une initiative qui correspond à la nécessité de comprendre, accompagner et aider l’ouverture à l’étranger "dit-il. Car un des problèmes que la France doit apprendre à gérer, c’est bien la dispersion de ses interlocuteurs expatriés. En 20 ans de vie d’expat, Arnaud Vaissié a pu observer l’évolution de cette communauté qui n’a aujourd’hui plus rien à voir avec ce qu’elle était il y a seulement 10 ans. Se raréfiant, l’expatriation professionnelle très liée à la France cède la place à une expatriation plus jeune, autonome et vaguement sauvage. Grâce aux séjours à l’étranger désormais inscrits dans la plupart des cursus scolaires, l’ouverture sur le monde présente un réel intérêt pour les jeunes qui comprennent mieux le sens d’un itinéraire à l’étranger. Pour autant, ils ne partent plus travailler pour des entreprises françaises, mais s’installent dans des postes locaux qui n’impliquent pas nécessairement un retour dans l’Hexagone. Rien à voir avec le propre parcours d’Arnaud Vaissié, un Parisien de souche qui a passé la moitié de sa vie à l’étranger, pour raisons professionnelles. De la finance à l’assistance Le groupe allemand Clou où il œuvrait comme contrôleur financier l’a envoyé en 1983 à San Francisco redresser Compass Inc., sa filiale américaine plombée par la récession américaine. En parallèle, son ami d’enfance, Pascal Rey-Herme issu du Samu pédiatrique de Necker, était le premier médecin envoyé par l’ambassade de France comme VSN à Djakarta. Pour créer une société d’assistance médicale en Asie, le toubib demande alors au financier de l’aider à mettre en place un business plan. De fil en aiguille, les deux comparses décident de fonder ensemble AEA International. Arnaud Vaissié part à Singapour où il reste 14 ans. Même si ses clients sont principalement des multinationales, il participe activement à la communauté française : ses enfants sont scolarisés au lycée français, alors qu’il dirige l’Alliance Française de Singapour. Back in Europe Suite à une grosse acquisition américaine, AEA International change de nom en 1998 et devient International SOS. Puisque le premier marché de cette entreprise globale est d’abord les USA, puis la Chine et enfin l’Europe, Arnaud Vaissié s’installe alors à Londres pour développer le réseau européen. En cinq ans, il devient Président des Conseillers du Commerce Extérieur du Royaume-Uni, et a créé avec le Président de la chambre de commerce franco-britannique un cercle de réflexion sur la question de la compétitivité entre la France et l’Angleterre qui a notamment publié l’an dernier, un rapport expliquant pourquoi il n’y a pas de chômage en Angleterre alors que les deux pays ont des économies très similaires. De la compréhension des mouvements financiers, à l’appréhension des destinées sociales, Arnaud Vaissié véhicule aujourd’hui une sorte de lucidité sur le monde de l’expatriation : une chance donnée à tous, pour peu qu’on veuille l’entendre dans toute la gamme de ses complexités. Betty RUBY. (LPJ) 27 février 2006
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