Mardi, 14 Février 2012
Peu de Français connaissent son nom, et encore moins son visage, et pourtant il pourrait un jour régner sur la France. Jean d’Orléans est prince, et duc de Vendôme. Son mariage en mai a relancé l’intérêt médiatique et populaire autour de sa royale personne. Rencontre avec l’héritier des "100 Rois qui ont fait la France"

De Bernadette Chirac à Rachida Dati, en passant par Stéphane Bern et Lorant Deutsch, les politiques et les people français ont pu une journée durant revivre en "monarchie". Entouré de ses nombreux cousins des différentes cours européennes, le prince Jean s’est en effet marié le 2 mai à la belle Philmonena. L’occasion pour le petitJournal.com de rencontrer un prince méconnu, mais très concerné par la francophonie, et la présence française dans le monde via son association Gens de France

Lepetitjournal.com : Comment définiriez-vous votre place au sein de la société française d’aujourd’hui ?
Jean, duc de Vendôme : Pas plus que je n’ai choisi la famille où je suis né, je n’ai choisi la société dans laquelle je vis. J’assume ces deux réalités. Je ne veux pas être un homme du passé, mais un homme d’aujourd’hui affrontant les problèmes d’aujourd’hui. Pour la même raison, j’assume ma charge de prince de France, qui m’oblige à des engagements concrets au service de la France et des Français.

Vous multipliez les séjours à l’étranger dans le cadre de votre association ‘Gens de France’. Quel est votre rôle et votre ambition vis-à-vis de ces déplacements ?
Il s’agit pour moi d’aller dans des lieux du monde où la France est reconnue pour son action positive. À Beyrouth, Québec, Tunis ou ailleurs, je dis à nos amis : la France que vous aimez est toujours vivante, et elle vient vous le dire ! Et très concrètement, je viens tisser des liens.

La Francophonie est une vos passions, comment ressentez-vous son absence dans le jeu diplomatique?
Je ne pense pas qu’elle soit aussi absente qu’on le croit, car elle est très vivante dans bien des domaines. Mais pour la rendre toujours plus dynamique dans le jeu mondial, notre effort ne doit jamais se relâcher. C’est une question de conviction, de volonté et d’énergie.

Votre famille a longtemps été exilée. Comment, selon vous, mieux intégrer les communautés françaises de l’étranger ?
Il faut en avoir la volonté politique. Les choses reposent aujourd’hui largement sur Internet : il faut s’en servir pour multiplier les contacts. La crise actuelle, en remettant en cause les formes les plus aberrantes de la mondialisation, nous offre de nouvelles opportunités.

Avez-vous un message à faire passer à ces expatriés ?
Oui, celui-ci : Vous êtes des ambassadeurs permanents de notre pays dans le monde. Vous remplissez le double rôle des ambassadeurs : représenter dignement la France, sa culture, son énergie, et assurer partout sa présence, mais aussi contribuer à l’attirance des Français pour le monde extérieur. Je suis prêt à m’engager personnellement pour vous aider à assumer ce rôle.
Propos recueillis par Soreasmey Ke Bin. (www.lepetitjournal.com) mardi 9 juin 2009


Un petit point sur les prétendants
La France est une république, la monarchie n’est plus depuis un siècle et demi, ils sont cependant plusieurs à se disputer, et leurs partisans à leur suite, un trône de France qui n’existe pourtant plus.
- Henri d’Orléans, Henri VII, comte de Paris et duc de France, est, à 75 ans, le chef de la branche d'Orléans de la maison de France. Descendant direct du Roi Louis-Philippe, le prince Henri est pour ses sympathisants le seul prétendant au Trône de France en raison de l’extinction de la branche légitime en la personne du comte de Chambord en 1883. Son fils le prince Jean, duc de Vendôme, 34 ans, bénéficie du soutien de la plupart des organisations monarchistes française.
- Louis de Bourbon, Louis XX, duc d’Anjou, de Bourbon et de Touraine, est le chef de la branche aînée de la maison de Bourbon. Agé de 35 ans, et résidant au Venezuela, il est depuis 1989 le prétendant ‘légitimiste’, un titre contesté par les partisans d’Henri VII, qui arguent des renonciations à la couronne de France faites lors des Traités d'Utrecht (1713) par Philippe de France, ancêtre direct de Louis de Bourbon.
- Jean-Christophe Napoléon, prince impérial, est à 23 ans le chef de la maison impériale. Descendant direct du Roi Jérome, frère de Napoléon 1er, le prince est reconnu comme le prétendant bonapartiste au Trône des Napoléon. A noter qu’une querelle de famille divise aussi les Bonaparte. Feu le prince Louis Napoléon avait décidé de déshériter son fils le prince Charles au profit de son petit-fils Jean-Christophe. Une décision que le prince Charles, 59 ans, refuse de reconnaître bien qu’il se déclare lui même ‘républicain’. Le prince Charles s’est à plusieurs reprises porté candidat à des élections à Ajaccio ou plus récemment à Fontainebleau sous les couleurs du Modem. (www.lepetitjournal.com SKB – 9 juin 2009)