Mardi, 14 Février 2012
OPEL - Survivra, survivra pas ? L'Allemagne entre soulagement et inquiétude
Berlin a bouclé dans la nuit de vendredi à samedi le rachat d'Opel par l'équipementier canadien Magna, une annonce qui suscite à la fois le soulagement et l'inquiétude notamment sur les coupes à venir dans les effectifs. Magna compte en effet supprimer 10% des effectifs allemands, soit 2.500 personnes, sans fermeture d'usine. Dans le reste de l'Europe, environ 11.000 des 50.000 postes seraient menacés. Selon Angela Merkel, le gouvernement allemand, qui avance 1,5 milliard d'euros pour sauver le constructeur à court terme "a fait ce qu'il pouvait"et "ce qu'il devait". Opel échappe de peu à la faillite imminente de sa maison-mère General Motors et retrouve ainsi "une perspective d'avenir" s'est félicitée la chancelière. Du côté des économistes le son de cloche est bien plus réservé. Le ministre de l'Economie Karl Theodor zu Guttenberg a renouvelé ses réserves sur les risques impliqués par ce plan de sauvetage. Il aurait même menacé de démissionner pendant les négociations avant de se ranger à la décision gouvernementale. "Tout cela semble reposer sur des bases bien fragiles. Disons qu'il y a 60 à 70% de chances que ça ne marche pas", tranchait Jürgen Pieper, analyste de la banque Metzler. D’après Frank Schwope, de NordLB, interrogé par l'AFP : les repreneurs "vont tout tenter, et puis échouer, et Opel fera faillite... d'ici 2 ou 3 ans". Anne Claire POIRIER (www.lepetitjournal.com/berlin.html) mercredi 3 juin 2009

ELECTIONS EUROPEENNES - Angela Merkel et Nicolas Sarkozy se mobilisent
Les élections européennes se dérouleront le week-end prochain dans toute l’Europe et les sondages pronostiquent une abstention record (plus de 50%). Pour tenter de mobiliser abstentionnistes et eurosceptiques, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy se sont engagés dans un texte commun paru dimanche dans les journaux français et allemands. "Pour réussir, nous avons besoin de la mobilisation de tous, à commencer par les citoyens eux-mêmes" font valoir les deux dirigeants. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont prononcés pour "une Union européenne plus forte, protectrice, à l'écoute de ses citoyens, innovante et influente sur la scène mondiale, à l'opposée de l'Europe bureaucratique qui applique mécaniquement des règles tatillonnes". Ils exhortent l'UE à achever le processus de ratification du traité institutionnel de Lisbonne "le plus tôt possible" et à prendre des décisions pour assurer une véritable régulation du secteur financier en Europe. En revanche, ils réaffirment implicitement leur refus de voir la Turquie entrer dans l'Union. Anne Claire POIRIER (www.lepetitjournal.com/berlin.html) mercredi 3 juin 2009