Mardi, 14 Février 2012
Une équipe conjointe de chercheurs français de l'Ifremer et irlandais du NUI Galway vient de découvrir une nouvelle barrière de corail au large de la côte ouest de l’Irlande

(photo NUI Galway)
Le récif corallien découvert sur la côte ouest de l’île, sur le banc de Porcupine, s’étend sur une surface de 200m2 et se compose de 40 monts carbonatés, avec ce qu’on appelle des « collines sous marines » qui atteignent jusqu'à 100 mètres au-dessous du niveau de la mer. Un univers rare composé d'une faune et d'une flore sous-marine bien particulière et dont la découverte réjouit l’équipe de chercheurs à l’origine du projet. L'équipe est franco-irlandaise, composée à la fois de chercheurs et étudiants du National University Institute of Galway, NUIG, et de l’Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (IFREMER).
L’expédition a été lancée au début du mois de mai et c’est à partir d’un véhicule sous-marin télécommandé du vaisseau "Celtic Explorer"que les équipes ont pu lancer leurs recherches pour étudier les fonds et filmer ce qu’ils découvraient.

Une ressource naturelle indispensable

(photo NUI Galway)
Le docteur Anthony Grehan du NUIG a mené l’expédition, Il estime qu’il s’agit là d’une des grandes découvertes de ces dernières années. « C’est l’un des plus incroyables exemples de barrière de corail en eau froide », décrit le chercheur, « l’un des plus prospères et spectaculaires que j’ai rencontré en Irlande depuis ces dix dernières années de recherches ». Il est vrai que les barrières de corail sont plus présentes dans les eaux chaudes. Ces récifs abritent faune et flore et sont donc essentiels pour la survie des poissons puisqu’ils sont à la fois une source de nourriture et un lieu pour se protéger et se reproduire.
« Les écosystèmes marins comme les barrières de corail représentent également un potentiel important pour la recherche », ajoute le Dr Grehan, « Ils regorgent de composants biologiques utiles à la découverte et au développement de nouveau médicaments tels que des anti-viraux ou des anti-bactériens ».
Cette étude fait partie des programmes de coopération européens financés par la Commission européenne. Ce programme « CoralFISH » vise à étudier plus précisément les interactions entre les fonds coralliens, la faune aquatique, notamment les poissons, et les effets de la pêche.

Catherine Legras (www.lepetitjournal.com/dublin) Vendredi 29 mai 2009