La vie continue : en décembre 2008, les 27 Etats européens avaient souffert de l’annulation par Pékin du Sommet de Lyon, suite à la rencontre de Nicolas Sarkozy avec le Dalai Lama. Ce 20 mai à Prague vient de marquer la fin officielle de la discorde, sans toutefois apporter aucune initiative majeure dans ce dialogue euro-chinoisA Prague, les «vieilles» questions ont été remisées, comme les Droits de l’Homme ou le Yuan trop faible, cause partielle du fort excédent chinois (173 milliards d'euros l’an dernier). Priorité a été donnée à la préparation du sommet de Copenhague (COP 15) contre le réchauffement global, en décembre. En quête d’un «nouvel ordre global», les 27 veulent que la Chine s’engage avec eux à réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Mais Pékin, pour l’instant, ne parle que de réduire… sa hausse d’émissions de 50% d’ici 2050, moyennant 5.800 milliards d'euros en dépenses environnementales : on est décidément très loin du compte, et les négociateurs auront fort à faire pour trouver l’accord !
Il se trouve que ce semestre a aussi vu un frein à la relation avec l’autre gigantesque partenaire, les USA, le temps de l’investiture d’Obama. Est-ce un hasard, ou plutôt l’effet d’une rivalité, si la semaine de la reprise des liens avec l’Europe, voit aussi celle du refroidissement avec les USA ? Le 18 mai, Obama désigne son ambassadeur à Pékin. Surprise : à ce poste-clé, il place Jon Huntsman, sénateur républicain de l’Utah, 49 ans. Voilà qui rappelle la nomination par Sarkozy du socialiste Dominique Strauss-Kahn au Fonds monétaire international à New York, écartant un rival potentiel tout en amputant l’opposition d’une de ses têtes.
Eric MEYER , de notre partenaire le
Vent de la Chine , 19 mai 2009 Informations complémentairesExtrait du Vent de la Chine N°18 ( du 25 au 31 mai 2009)