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GRIPPE AVIAIRE - Le danger se rapproche, l'Espagne se prépare |
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mercredi 22 février 2006 |
Les cas suspects de grippe aviaire découverts ces derniers jours à Pamplona, La Rioja et Madrid, se sont révélés hier négatifs. La propagation du virus semble malgré tout inexorable et la péninsule ibérique se prépare en jouant la carte de la sécurité maximale
(Photo EFE)
La nouvelle est tombée hier : les oiseaux retrouvés morts, ces derniers jours, à Pamplona, La Rioja et Madrid, ne sont pas décédés de la grippe aviaire. "Les résultats sont négatifs", a ainsi assuré la ministre de la Santé Elena Salgado, rassurant les professionnels de la volaille espagnols, qui attendaient ces résultats avec impatience.
Un simple répit sans doute. La propagation du virus, en effet, semble désormais inexorable.
Conscientes de cet état de fait, les autorités ont décidé de se préparer en jouant la carte de la sécurité maximale. Pour l’instant, les cas de grippe aviaire recensés au sein de l’UE (Allemagne, Autriche, France, Grèce, Italie, Slovénie) ne concernent que des oiseaux sauvages, aucun élevage n’ayant été touché à ce jour. Aucune transmission à l’homme du H5N1, qui a décimé des millions de volailles et causé la mort de 91 personnes dans le monde depuis 2003, n’a non plus été signalée en Europe. Mais les scientifiques s'inquiètent du retour des premiers oiseaux migrateurs qui hibernaient en Afrique et où plusieurs foyers épizootiques ont été identifiés, en particulier au Nigéria.
Sur la route du risque migratoire
Cette semaine, la ministre de l’agriculture Elena Espinosa a informé, lors d’une conférence de presse donnée à Bruxelles, que le gouvernement espagnol vient de lancer une série de mesures de protection afin de prévenir une éventuelle propagation du virus de la grippe aviaire. Si fin 2005, 23.000 tests aviaires avaient été effectués, 4.000 ont été réalisés depuis seulement un mois. Et de nouvelles analyses sont actuellement en cours au sein du laboratoire national d'Algete.
Sans se vouloir alarmiste, la ministre a tout de même annoncé que la Communauté de Madrid avait procédé à l’interdiction de l’élevage de volailles en plein air, en déclarant jouer "la carte de la prudence". Mais si les autorités assurent qu’il ne faut pas céder à la psychose, l'inquiétude, depuis quelques jours, commence à s'emparer des consommateurs.
Cathy IRAOLA. (LPJ - Madrid) 23 février 2006
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