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Depuis le mois de janvier, en Espagne, treize femmes sont décédées à la suite des coups et blessures reçues de leur conjoint. Un véritable problème de société qui préoccupe les pouvoirs publics. Cette semaine, le 23 et 24 février, s’ouvre à Grenade le II congrès contre la violence domestique
(Photo : Observatorio contra la Violencia Domestica) Si l’année 2005 s’était distinguée par une baisse du nombre de victimes - 62 décès soit une baisse de 16% par rapport à 2004-, la liste noire de la violence domestique du début 2006 s’avère préoccupante. Comme l’indique une étude réalisée par le Centre Reina Sofia, en Espagne, depuis janvier 2006, treize femmes ont succombé aux mauvais traitements de leur conjoint. Les associations de lutte contre les violences conjugales se mobilisent et élaborent activement des programmes de lutte et des stratégies de prévention. Quant à l’Observatoire Contre la Violence Conjugale qui organise, le 23 et 24 février à Grenade, le II Congrès contre la violence domestique, il estime que, malheureusement, de nombreux tabous pèsent encore sur le sujet.
Volonté des pouvoirs publics
Pourtant, le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero a fait de l'éradication de ce fléau une de ses priorités. La Loi contre La Violence Conjugale, entrée en vigueur en juin 2005 a permis la mise en place de nouvelles mesures de protection pour les victimes. Parmi ces nouveautés, 430 postes de juges ont été créés et des renforts de police ont été affectés à la protection des victimes. A ce sujet, vendredi dernier, plus de 200 avocats ont assisté à Valence à la troisième session du IV Cours de spécialisation sur la Violence domestique, traitant des nouveautés et des modifications du Code Pénal qui sanctionnent désormais plus sévèrement les actes de violence envers les femmes.
Mais le chemin est encore long. La dépendance affective et financière, l’amour et la culpabilité nourrissent un cercle infernal allant de l’agression au retrait de la plainte. L’étude révèle également que plus de la moitié des femmes décédées en 2005 occupait un poste non qualifié et plus de 11% d'entre elles avaient retiré leurs plaintes.
Cathy IRAOLA (LPJ - Madrid) Lundi 20 février Plus d'infos :
http://www.observatorioviolencia.org
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