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Quelques quarante œuvres de Ulpiano Checa, peintre espagnol de la fin du XIXè sont exposées jusqu’au 19 mars au Musée National de Bellas Artes
La Naumaquia (photo Courtoisie presse MNBA) Une certaine atmosphère de À la recherche du temps perdu émane de l’exposition de l’artiste espagnol Ulpiano Checa (1860-1916) au musée National de Bellas Artes (MNBA). Une quarantaine de ces œuvres y sont exposées jusqu’au 19 mars : huiles sur toile, gravures, encres, bronzes. Cette exposition itinérante qui cherche à revaloriser ce grand voyageur amoureux des chevaux et des scènes épiques a été l’événement culturel de cette saison estivale. Contemporain de Sorolla, Pissarro, Fortuny et Moreno Carbonero, Ulpiano Checa est considéré par les critiques comme un précurseur de l’impressionnisme.
En tout cas ces visions épiques et spectaculaires n’ont certainement pas manqué de marquer les réalisateurs des grandes super-productions cinématographiques hollywoodiennes. Face à son tableau intitulé La Naumaquia (huile sur toile de 125cm x 200cm), il impossible de ne pas revisionner soudainement les longs métrages américains Ben Hur, Quo Vadis ou même Spartacus. La Naumaquia avait d’ailleurs été exposée, avec grand succès, au Salon de Paris de 1894 où le peintre rencontra Matilde Chaye Courtez, une argentine qui devint sa femme.
La beauté des chevaux dans la peinture de Checa
Ulpiano Checa fit plusieurs séjours en Argentine où il réalisa de nombreux portraits de personnages en vue de la société huppée de Buenos Aires qui vivait une de ses plus belles époques. Ainsi un imposant portrait équestre du président argentin Bartolomé Mitre (1906), récemment restauré, trône au milieu de la salle d’expositions.
En tout état de cause, les chevaux d’Ulpiano Checa ont une beauté de mouvement absolument saisissante. Ainsi dans son tableau El Barranco dans lequel il peint le moment où les chevaux des cuirassiers tombent pèle mêle dans le chemin creux d'Ohain. Cette peinture aurait pu parfaitement illustrer la description que fait Victor Hugo de cet instant tragique de la bataille de Waterloo. Deux autres tableaux de chevaux arabes en pleine course dans le désert sont eux aussi ensorceleurs.
Marie Anne Duportail (LPJ) 17 février 2006 Ulpiano Checa au Museo Nacional de Bellas Artes
Avenida del Libertador 1743
Jusqu’au 19 mars 2006 – Entrée gratuite
-A lire : Les Misérables de Victor Hugo, Waterloo :
http://www.livresse.com/Livres-enligne/lesmiserables/020109.shtml |