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Président de l'ADFE Belgique et Premier Secrétaire de la Fédération des Français de l'Etranger du Parti Socialiste, Pierre-Yves Le Borgn’ était invité vendredi dernier à l'Institut des Affaires Européennes de Dublin, pour y donner une conférence sur "l’avenir du modèle français d'intégration après les émeutes de novembre 2005". Il a répondu aux questions de LPJ sur les particularités du militantisme depuis l’étranger
Pierre-Yves Le Borgn’ en visite à Dublin. (Photo : LPJ – MG)
Lepetitjournal.com : Vous êtes le premier secrétaire de la Fédération des Français à l’étranger du Parti Socialiste. Quels sont les effectifs de cette fédération ?
Pierre-Yves Le Borgn’ : C’est une fédération qui regroupe environ 900 membres dans une centaine de pays. Dans ces pays nous avons 55 à 57 groupes organisés, c'est-à-dire avec au moins cinq membres. Le plus grand groupe se trouve en Belgique. Il réunit 95 personnes. LPJ : Quel est le poids de cette fédération au sein du Parti socialiste ?
PYLB : Plus on est nombreux, plus on pèse à l’intérieur du PS. 900 membres sur les 120.000 adhérents du PS, c’est assez peu. Mais je pense que la FFE peut, en trois à cinq ans, monter à 1.500 membres. LPJ : Les priorités des socialistes à l’étranger sont-elles différentes de celles des socialistes vivant en France ?
PYLB : Il y une chose qui mobilise énormément, c’est le coût des écoles françaises à l’étranger. Les prix prohibitifs empêchent un grand nombre de familles de scolariser leurs enfants dans les établissements de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Ce que nous voulons, c’est travailler sur le projet d’une réduction de moitié des coûts de scolarité. LPJ : Vous êtes aussi président de la section belge de l’Association Démocratique des Français à l’Etranger. L’ADFE ne revendique pas l’étiquette socialiste. Défend-t-elle des choses différentes ?
PYLB : L’ADFE est beaucoup plus large. Elle est plurielle. Elle est de gauche, mais elle est au-delà de la gauche. Elle est progressiste. On peut trouver les centristes à l’ADFE. A la différence du PS et des partis politiques en général, l’ADFE va dans le quotidien. Elle siège dans les comités consulaires mis en place pour les bourses scolaires, pour l’aide sociale, pour la formation professionnelle, ou pour les anciens combattants. LPJ : Est-ce qu’il est facile de se faire entendre lorsque l’on vit à l’étranger ?
PYLB : Oui, à condition de ne pas avoir peur de parler fort et d’utiliser toutes les possibilités pour parler. S’il faut interpeller un ministre, même de manière vigoureuse, il ne faut pas hésiter à le faire.
Propos recueillis par Merrill GOUSSOT. (LPJ – 13 février 2006)
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