Bien qu’ayant réuni déjà deux millions de spectateurs en deux semaines, Coco, le nouveau film de Gad Elmaleh fait l’unanimité des médias contre lui. Coco avant Chanel avec Audrey Tautou s’annonce pourtant infiniment moins drôle
Incroyable ce que les critiques peuvent être grognons ! Il faut voir comment l’ensemble des médias a descendu Coco le nouveau film de Gad Elmaleh… Cucul, mégalo, paresseux, poussif, harassant, ridicule… tout y est passé pour ne pas recommander le premier long métrage du comique derrière la caméra. En deux semaines pourtant, plus deux millions de spectateurs sont allés voir comment Coco, l’inventeur de l’eau frétillante s’y prenait pour organiser "l'évènement national de l'année": la bar-mitsva de son fils au Stade de France. Dans la salle comble, où je l’ai vu, le public riait à gorge déployée, et moi aussi.
J’ai adoré le coup de "where is Brian", mais sans doute faut-il avoir appris l’anglais avec la même méthode pour que ça percute.
On lui reproche ses jeux de mots vaseux, ses gags approximatifs et son absence de scénario. Mais à quoi faut-il s’attendre en allant voir Coco ?
Le personnage est bien ficelé –outrancier certes et caricatural à souhait, mais c’est justement le but. Le rythme est enlevé, ça va même à toute vitesse et peu importe que ça ne se suive pas tout le temps, puisque comme chez Chouchou, l’important est la phrase teintée d’accent séfarade, humour juif gros calibre.
Genre
-Steve, dans deux heures, il y a tout le gratin dauphinois qui vient pour la fête. Qu'est-ce tu fous ?
-Vous avez une carte vitale ?
-J'ai une carte vitale Gold !
-Ce que je voudrais, c'est que mon fils y vole ! Je veux juste qu'y vole ! Y VOLE ! Que les gens y disent "c'est un fou Coco, son fils y vole"
-Envoie lui un petit message ou un petit M&Ms
Ca passe ou ça casse, et c’est très loin du registre de l’autre Coco, la Chanel dont le biopic réalisé par Anne Fontaine s’annonce bien léché. D’autant que c’est la fabuleuse Amélie Poulain –Audrey Tautou qui incarne la reine de la mode française. Mais Coco avant Chanel ne s’adresse probablement pas aux mêmes Jean-Jacques...
Blanche BAUDOUIN. (www.lepetitjournal.com) mercredi 8 avril 2009