En pleine nuit, entre dimanche 5 et lundi 6 avril 2009, les habitants des Abruzzes, une région du centre de l’Italie située sur la côte Adriatique, ont été réveillés par un violent tremblement de terre. L’épicentre du séisme était situé en profondeur sous la ville de l’Aquila (chef-lieu de la région), où de nombreux édifices se sont écroulés. Depuis les premières lueurs de l’aube, le bilan n'a fait que s'alourdir : dans la soirée du 6 avril, les autorités faisaient état de plus de 150 morts et de milliers de blessés. Plus de 50.000 personnes se sont retrouvées sans abri. La lutte contre la montre continue pour essayer de trouver le plus grand nombre de personnes encore en vie sous les décombres. Ce tremblement de terre, d’une magnitude de 5,8 sur l’échelle de Richter, a été ressenti jusqu’à Rome. Les polémiques ne manquent pas : depuis plusieurs mois, des secousses sismiques d’importance mineure s’étaient déjà fait sentir, alarmant les populations mais sans causer de blessés. Rappelons que l’Italie a déjà subi des tremblements de terre dévastateurs dont le plus terrible au cours des 30 dernières années avait été celui de l’Irpinia dans le sud de l’Italie (principalement en Campanie et dans la Basilicata) en 1980, d’une magnitude de 6,9 sur l’échelle de Richter, avec 2.735 morts.
Christine CORREALE (www.lepetitjournal.com – Turin) mardi 7 avril 2009