Plusieurs milliers de manifestants protestant contre le sommet du G20 à
Londres se sont rassemblés mercredi dans la City et hier devant l’Excel
center où se réunissaient les dirigeants du G20. 
"
Le peuple uni
ne peut être vaincu". Chanté par les manifestants anti-G20, le message résonne dans les rues de Londres depuis mercredi. Militant pour la
paix, la préservation de la planète ou la fin du capitalisme, quelques
centaines de personnes se sont rassemblées hier devant l’Excel centre
où se tenait le G20.
"
Nous sommes là pour faire comprendre aux
dirigeants que le peuple est la priorité. Les gens doivent passer avant
les profits", explique Alexandra, jeune étudiante qui a fait le
déplacement depuis la Bretagne pour faire entendre sa voix. "
Nous avons besoin de changement. Cela ne sert à rien d'essayer de sauver un système qui ne fonctionne pas".
A l’assaut de la CityMais
c’est surtout mercredi que les manifestants ont donné de la voix.
Partis des quatre coins de la City, guidés par des marionnettes
représentant les quatre cavaliers de l'apocalypse, ils ont convergé
vers midi devant la Banque d’Angleterre. Sous un soleil radieux et au
rythme d'une fanfare jazzy, 5000 manifestants se sont donc retrouvés
au cœur du quartier financier.
Alors que les employés de la City
avaient sorti les baskets et les jeans, Nick, un jeune étudiant
britannique avait au contraire revêtu le costume du banquier, avec en
petite touche supplémentaire une pancarte accrochée autour du cou où
l’on pouvait lire "
Donnez moi de l’argent. J’ai besoin d’un nouveau
chalet à la montagne". "
De nombreux banquiers bénéficient
d’importantes indemnités de licenciements alors qu’ils n’ont pas fait
correctement leur travail. Ce n’est pas normal, il faut que ce système
financier change", explique –t-il.
Si la manifestation s’est dans
l’ensemble déroulée dans le calme, certains ont laissé éclater leur
colère. Une minorité de protestataires encagoulés s'en est pris à un
bâtiment de la Royal Bank of Scotland, en brisant des vitres et en pénétrant à
l'intérieur avant d'être refoulés par la police anti-émeute. Son
ex-patron, Fred Goodwin, est au cœur d'un scandale depuis la
révélation qu'il s'est vu octroyer une retraite dorée de 700.000 livres
par an, à l'occasion de son départ en octobre.
80 personnes ont été
arrêtées lors des deux journées de mobilisation. Seul réel point noir de la semaine, un
employé de la City est décédé mercredi soir à l'hôpital après
semble-t-il un malaise cardiaque. Les circonstances exactes de sa mort n'ont pas encore été communiquées.
M.P (
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) vendredi 3 avril 2009
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