Jeudi, 31 Mai 2012
Plusieurs milliers de manifestants protestant contre le sommet du G20 à Londres se sont rassemblés mercredi dans la City et hier devant l’Excel center où se réunissaient les dirigeants du G20.

"Le peuple uni ne peut être vaincu". Chanté par les manifestants anti-G20, le message résonne dans les rues de Londres depuis mercredi. Militant pour la paix, la préservation de la planète ou la fin du capitalisme, quelques centaines de personnes se sont rassemblées hier devant l’Excel centre où se tenait le G20. 
"Nous sommes là pour faire comprendre aux dirigeants que le peuple est la priorité. Les gens doivent passer avant les profits", explique Alexandra, jeune étudiante qui a fait le déplacement depuis la Bretagne pour faire entendre sa voix. "Nous avons besoin de changement. Cela ne sert à rien d'essayer de sauver un système qui ne fonctionne pas".

A l’assaut de la City
Mais c’est surtout mercredi que les manifestants ont donné de la voix. Partis des quatre coins de la City, guidés par des marionnettes représentant les quatre cavaliers de l'apocalypse, ils ont convergé vers midi devant la Banque d’Angleterre. Sous un soleil radieux et au rythme d'une fanfare jazzy, 5000 manifestants se sont donc retrouvés au cœur du quartier financier.
Alors que les employés de la City avaient sorti les baskets et les jeans, Nick, un jeune étudiant britannique avait au contraire revêtu le costume du banquier, avec en petite touche supplémentaire une pancarte accrochée autour du cou où l’on pouvait lire "Donnez moi de l’argent. J’ai besoin d’un nouveau chalet à la montagne". "De nombreux banquiers bénéficient d’importantes indemnités de licenciements alors qu’ils n’ont pas fait correctement leur travail. Ce n’est pas normal, il faut que ce système financier change", explique –t-il.  
Si la manifestation s’est dans l’ensemble déroulée dans le calme, certains ont laissé éclater leur colère. Une minorité de protestataires encagoulés s'en est pris à un bâtiment de la Royal Bank of Scotland, en brisant des vitres et en pénétrant à l'intérieur avant d'être refoulés par la police anti-émeute. Son ex-patron, Fred Goodwin, est au cœur d'un scandale depuis la révélation qu'il s'est vu octroyer une retraite dorée de 700.000 livres par an, à l'occasion de son départ en octobre.
80 personnes ont été arrêtées lors des deux journées de mobilisation. Seul réel point noir de la semaine, un employé de la City est décédé mercredi soir à l'hôpital après semble-t-il un malaise cardiaque. Les circonstances exactes de sa mort n'ont pas encore été communiquées.
M.P ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ) vendredi 3 avril 2009


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