| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 30-01-2006 23:01
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Si Roger Federer a remporté en Australie son septième titre du Grand Chelem, la révélation du tournoi est sans conteste Marcos Baghdatis. Le Chypriote a déjoué tous les pronostics pour arriver jusqu’en finale. À 20 ans il joue désormais dans la cour des grands
Marcos Baghdatis a écarté de Melbourne Roddick, Ljubicic et Nalbandian ! (Photo : AFP)
"Sa façon de jouer m’a impressionné. À un moment je me suis dit : s’il continue, je vais perdre". Même le maître Federer a tremblé. Le Suisse a été ballotté par Marcos Baghdatis pendant un set et demi (7/5, 2/0 dans le deuxième set) avant d’inverser la tendance. Le n°1 mondial a su élever son niveau de jeu pendant que Baghdatis baissait le pied, usé par son long et fantastique parcours.
Pendant deux semaines, il a en effet enchanté les spectateurs australiens avec un tennis flamboyant : solide de deux côtés, service performant, physique à toute épreuve. Sa façon d’être sur le court fait penser à un certain Ronaldinho : il transpire la joie de jouer.
En 1/8èmes de finale, il écoeure l’Américain Andy Roddick, il use ensuite le moral du Croate Ivan Ljubicic avant de remonter deux sets en demi-finale face à l’Argentin Nalbandian, vainqueur du Masters en novembre.
Premier match de Coupe Davis à 14 ans !
Désormais, Marcos va devoir assumer son nouveau statut : "Quand on a fait une finale de Grand Chelem, c’est sûr qu’on pense à Shanghai (où se déroulera le Masters, ndlr). Alors je vais tout faire pour arriver à ce niveau-là".
Un niveau qu’il aurait pu ne jamais atteindre si il avait choisi le foot plutôt que le tennis. C’est finalement à 13 ans qu’il est repéré par Patrick Mouratoglou lors du tournoi des Petits As à Tarbes. Très vite il rejoint la France et intègre l’équipe de Chypre de Coupe Davis à 14 ans ! Le gamin est doué, très doué même, et c’est tout naturellement qu’il devient champion du monde junior en 2003.
Le passage chez les pros est plus délicat que prévu en raison de blessures récurrentes et de la séparation d’avec son entraîneur français Guillaume Peyre. Repris en main par Mouratoglou, ses performances stagnent jusqu’à sa réconciliation avec Peyre. Il atteint alors, en octobre 2005, la finale du tournoi de Bâle avant cet exploit australien.
Aujourd’hui, Marcos Baghdatis fait partie des 25 meilleurs joueurs du monde. Parions que ce n’est qu’un début.
Jérémy PATRELLE. (LPJ) 31 janvier 2006
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