A l’invitation de la chancelière
allemande Angela Merkel, le chef du gouvernement espagnol, José Luis
Zapatero, ainsi que les cinq autres dirigeants européens (Allemagne,
France, Royaume-Unis, Italie, Pays-Bas) se sont réunis à Berlin
dimanche dernier. Une rencontre des six grandes économies afin
d’affiner leur positions communes en vue du G20 qui aura lieu à Londres
le 2 avril prochain.Il reste
un peu plus d'un mois avant le prochain somment du G20 (les 20
premières puissances économiques mondiales), le 2 avril prochain à
Londres. Un sommet très attendu qui tentera de réformer le capitalisme
financier.
Dimanche dernier, lors d'une rencontre préparatoire, et
afin de chercher des positions communes, les 6 principaux dirigeants
européens se sont réunis à Berlin, à la demande de la Chancelière
Angela Merkel.
Une position commune, pas forcément facile à trouver, surtout
lorsqu’il s’agit de concilier la vision libérale des anglo-saxons et
celle de l’axe franco-allemand, qui prône un contrôle plus intrusif.
Deux axes forts qui rendent difficile la position de l'Espagne, entre
deux, et qui a pourtant besoin de faire valoir ses propres prérogatives.
En
effet pour l'Espagne qui est déjà particulièrement affectée par la
crise (200.000 emplois perdus rien qu'en décembre 2008), l'enjeu est de
taille et elle attend beaucoup de ce G20.
Libre concurrence et réserves des banques renforcéesDimanche
dernier l'Espagne aura su faire entendre sa voix, le chef du gouvernement a notamment appelé les autres dirigeants "
à ne pas tomber
dans la tentation du protectionisme"qu’il a qualifié de "
mirage
économique qui finit par être préjudiciable à tous".
Aussi proposé
sous l'impulsion de José Luis Zapatero,
les pays réunis à Berlin ont demandé aux banques de renforcer
leurs réserves en période de prospérité économique afin de mieux
résister en cas de récession.
Dans un soucis d'équité, le Premier ministre espagnol a également demandé que les aides publiques octroyées
aux banques "
ne déforment pas la libre concurrence".
Pour le
Ministre de l’économie, Pedro Solbes, "
il faut absolument que l’Espagne
fasse entendre sa voix le 2 avril". pour elle, mais aussi, comme elle
l'a fait lors du précédent G20 à Washington, pour le Brésil et l'Argentine notamment, des pays amis qui comptent sur
l’Espagne pour faire entendre leurs voix de puissances émergentes.
Dans
l'attente du prochain G20, début avril, le Ministre de l'économie s'est aussi montré optimiste, d'après lui "
si le sommet est un succès,
le deuxième semestre 2009 pourrait offrir de bien meilleures
perspectives économiques... voire même indiquer la porte de sortie de la
crise "a-t-il dit.
JLF &JG (www.lepetitjournal.com barcelone) mercredi 25 février 2009