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Après des heures de négociations, le gouvernement espagnol et la majorité des partis de Catalogne seraient parvenus ce week-end à "un accord global" de principe sur le nouveau statut de la Catalogne
Au terme d'un marathon de six heures au palais de la Moncloa, le gouvernement espagnole a annoncé ce dimanche qu’il était parvenu à un "accord global" sur le nouveau statut de la Catalogne. Cet accord fait suite à la rencontre samedi dernier entre le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, et Artur Mas, chef de file du CiU, (Centre droit). Réunis dans le Palais de Moncloa, ils ont discuté plus de six heures, jusqu’à arriver à un consensus sur le sujet épineux du nouveau Statut catalan.
Deux points faisaient jusque-là particulièrement débat. Le premier tient dans l’affirmation de la Catalogne comme "nation", alors que la Constitution espagnole reconnaît des "nationalités". Au terme des négociations, il a été décidé que le terme "nation", considéré comme le sentiment d’appartenance partagé par les Catalans (sans implication juridique), serait cantonné au préambule.
La controverse catalane
Cette bonne volonté du CiU est bien sûr stratégique, puisqu’il y trouve une contrepartie dans le compromis fiscal... à savoir le deuxième point litigieux abordé samedi. Le modèle basque en termes de fiscalité, donnant à la région compétence pour lever tout l'impôt -à charge pour lui d'en reverser une partie à l'Etat- a certes été rejeté. Mais en échange, la part des impôts levée en Catalogne, s’est vue fortement augmentée : 50 % de l'impôt sur le revenu contre 33 % auparavant, 50 % de la TVA et 58 % des taxes sur le tabac, les alcools et les carburants.
L’opposition crie déjà au scandale en clamant qu’Artur Mas a vendu la nation. A ce climat polémique s’ajoutent les déclarations du PP (Parti Populaire) –l’opposition de droite, toujours radicalement opposée au projet d’un nouveau statut catalan, qui envenime ce débat en monopolisant la vie politique espagnole depuis plusieurs mois. Pasqual Maragall, Président de la Generalitat, le nouveau statut catalan, pour entrer en vigueur, devra alors être adoptée par le Parlement espagnol. Une issue enviageable, à condition que le Parti populaire soit la seule force d'opposition au projet.
Sarah Parot. (LPJ) Mardi 24 janvier 2006. |