| Ecrit par Valentin BONTEMPS,
le 17-01-2006 22:00
|
|
D'après les résultats du recensement de l'Insee publiés hier, la population française aurait atteint 62,9 millions d'habitants au 1er janvier 2006, soit 367.000 personnes de plus qu’en 2005. Principale explication : la hausse significative du nombre des naissances dans l’Hexagone l'année passée
Plus de 807.000 bébés sont nés en France l'année dernière (Photo : AFP)
367.600 Français de plus en un an : voilà la principale conclusion de l’enquête de recensement 2004-2005 rendue publique hier par l’Institut national de la Statistique et des Etudes économiques (Insee). Au 1er janvier dernier, selon les estimations de l’institut, la population de la France métropolitaine et des départements d’Outre-mer aurait atteint 62,9 millions d’habitants, soit une hausse de près de 0,6%.
Cette croissance s'explique pour un quart seulement par les mouvements migratoires : en 2005, le "solde migratoire" (à savoir la différence entre les entrées et les sorties du territoire) s’est élevé à + 97.500 personnes, soit un léger retrait par rapport aux années précédentes. L’accroissement naturel (c'est-à-dire la différence entre les naissances et les décès) a en revanche été particulièrement important, proche de + 270.100 personnes.
Presque autant de bébés qu’en 2000
L’explication ? Un taux de mortalité faible, mais aussi, et surtout, un fort taux de natalité. En 2005, les Français ont mis au monde 807.400 bébés… soit presque autant qu’en 2000, où les naissances avaient atteint le chiffre record de 808.200 bébés ! Le taux de fécondité, ainsi, a continué d'augmenter : il s’établit aujourd’hui à 1,94 enfant par femme contre 1,92 en 2004.
Côté espérance de vie, en revanche, pas de changement. Cette dernière reste stable pour les femmes (83,3 ans) comme pour les hommes (76,7 ans). Les Françaises conservent la "pôle position" européenne en la matière, à égalité avec les Espagnoles, et loin devant la moyenne de l’UE (81,3 ans).
Retour au vert
Autre donnée intéressante révélée par l’Insee : la croissance (relativement) soutenue du monde rural. Voilà dix ans, les communes les plus dynamiques en terme d’accroissement de population se trouvaient à 15km en moyenne des agglomérations ; désormais, elles se situent autour de 25km. "La croissance, qui était déjà (...) plutôt périurbaine, s'éloigne des centres-villes et commence à gagner le monde rural", note Jean-Michel Charpin, directeur général de l’Insee.
"C'est un phénomène qui est en rupture par rapport à l'évolution de long terme de la population française", analyse M. Charpin. La rurbanité semble donc avoir de l’avenir : depuis 1999, le rythme de croissance des communes de moins de 10.000 habitants a presque doublé, passant de 0,5% à 0,9%. Quant aux villages de moins de 500 habitants, ils ont vu leur rythme de croissance tripler sur la même période.
Valentin BONTEMPS. (LPJ) 18 janvier 2005
Deux millions de logements en plus en 6 ans
Selon l’Insee toujours, le nombre de logements en France métropolitaine a augmenté de près de deux millions entre 1999 et 2005, pour atteindre aujourd’hui un parc autour de 30,6 millions. Selon l’Insee, "cette croissance est liée essentiellement à celle du nombre des résidences principales, la part des résidences secondaires se stabilisant aux alentours de 10% du parc." Ces six dernières années, les maisons individuelles ont représenté plus de 60% des constructions nouvelles. Le taux de croissance du nombre de résidences principales dans les communes rurales péri-urbaines a été en moyenne de 2,1% par an sur la période contre 1,3% sur l'ensemble du territoire.
Lire aussi :
L’Express, Les leçons du recensement
Le Monde, Les zones rurales situées autour des villes attirent de plus en plus d’habitants
Rapport de l’Insee
|