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EDUCATION - Opération contre la drogue dans les écoles |
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mardi 10 janvier 2006 |
En dix ans, la consommation de cannabis chez les jeunes de 14 à 18 ans en Espagne a été multipliée par deux, celle de la cocaïne par quatre. Face à ces chiffres croissants et préoccupants, le ministère de l’Education a mis en place, depuis hier, un plan anti drogue qui se traduit par la présence 3.000 policiers à la sortie des écoles
3.000 agents policiers opèrent à la sortie des écoles
(Photo F. Gonzalez - Sur Digital)
Alors que le ministre de l’Education français, Gilles de Robien, avait déclaré en décembre vouloir ramener la "sérénité" dans les écoles en y imposant une présence policière, l’Espagne est passée à l’acte hier. Mais si pour la France l’urgence consiste à éradiquer la violence en milieu scolaire, il s'agit pour la péninsule ibérique d’en finir avec la drogue.
Selon le directeur général de la Fondation de l’Aide contre la Toxicomanie (FAD), en dix ans, la consommation du cannabis chez les jeunes de 14 à 18 ans a été multipliée par deux et celle de la cocaïne par quatre. En outre, ils seraient de plus en plus jeunes à essayer pour la première fois l’une de ces drogues : 12 ans selon les statistiques. Plus inquiétant encore pour le ministère de la Santé, 64% d’entre eux pensent que se procurer l’une de ces drogues est d’une facilité déconcertante !
Finie la rigolade
Pour essayer d'enrayer le phénomène, le gouvernement a décidé de prendre des mesures. Un plan de réponse contre le trafic de drogue aux alentours des écoles a été activé depuis hier. Le ministre de l’Intérieur, José Antonio Alonso a annoncé que le déploiement policier –Police Nationale et Guardia Civil– compterait près de 3.000 effectifs.
Ce plan se divise en deux phases : jusqu’au 20 janvier, les agents policiers en uniforme seront présents à l’entrée et à la sortie des classes ainsi que pendant les récréations des collèges et des lycées, mais toujours à l’extérieur des établissements. Ce premier diagnostic permettra de recenser les instituts les plus problématiques et de déployer, lors de la seconde phase de l’opération, des agents habillés en civil, afin d’éradiquer les points de vente détectés au préalable.
Si cette mobilisation est une prise de décision opportune selon les associations de lutte contre la toxicomanie, il reste, selon le président de la FAD, à relever un autre défi de taille : la sensibilisation de la société tout entière – parents, professeurs, etc..., "qui semblent trop souvent penser que l’usage de ces drogues n’est pas si inquiétant".
Gaelle STEVANT. (LPJ) 11 janvier 2005
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