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Venus tout droit d’Orient, les trois Rois mages, Gaspard, Melchior et Balthazar sont arrivés de leur long périple jeudi dernier à Madrid. Musique, défilé, décors, carrosses : tous les ingrédients de cette tradition religieuse étaient réunis à l'occasion, pour la plus grande joie des enfants…
Cavalcade 2006 dans les rues de Madrid (Photo esmadrid.com)
Musique, lumières et défilé : tous les ingrédients étaient réunis, jeudi dernier à Madrid, pour accueillir les trois Rois Mages, Melchior, Gaspar et Balthazar. Après le traditionnel discours du Maire, les trois Rois Mages ont rejoint leur carrosse.
Pour leur traditionnelle cavalcade à travers la capitale, les trois voyageurs étaient accompagnés de 24 chars, décorés sur le thème "Le monde des Arts". Pour compléter la féerie du moment, des spectacles ont été donnés à différents endroits du cortège. Parmi les artistes présents, la compagnie française L'Arbre à Nomades, a interprété "La ruta de la seda", un montage faisant référence aux mille et une nuits. Et comme à Madrid, chaque arrondissement organise son propre défilé, aucun des enfants n’aura été épargné par la pluie de sucreries jetées du carrosse et des chameaux - bonbons pour les plus sages, charbons en sucres pour les plus turbulents.
Pour les plus petits toutefois, le plus important était à venir ce soir-là. Avant d’aller se coucher, ces derniers avaient en effet pour mission, comme toutes les veilles du 6 janvier, de déposer leur souliers pour y recevoir leurs cadeaux, préparer de l’eau pour les chameaux et de la nourriture pour rassasier les Rois. Et si dans la légende Melchior apporta à l’enfant Jésus qui venait de naitre, de l’or, Gaspard de l’encens et Balthazar une résine parfumée appelée "Myrrhe", les enfants peuvent de nos jours s’attendre à d’autres cadeaux…
Tradition culinaire
Le 6 janvier est également le jour de l’épiphanie, qui signifie en grec "apparition", correspondant à la présentation de l’enfant Jésus aux Rois Mages. De nos jours l’épiphanie symbolise plutôt le jour de la dégustation de la galette contenant une ou plusieurs fèves selon les pays. Cette coutume conservée dans d’autres pays catholiques et notamment en France se pratique depuis le XIVe siècle. La galette était autrefois découpée en autant de parts que de convives plus une ; pour le premier étranger ou pauvre qui se présenterait. Cette portion supplémentaire était appelée Part du Bon Dieu ou part de la vierge. Aujourd’hui les parts de cette galette sont attribuées par un enfant caché sous la table appelé le petit roi ou l'Enfant-soleil….
Alex Hotal. (LPJ) 9 janvier 2005
Recette de la galette à la frangipane Ingrédients pour 6 personnes :
30g de beurre - 120g de sucre semoule - 1 oeuf - 1 cuil. à café de rhum - 100g d’amandes en poudre - 500g de pate feuilletée
Décor : 1 oeuf - 1dl de sirop (60g de sucre, 5cl d’eau, 2 gouttes d’alcool ou arôme au choix. Porter l’eau et le sucre à ébullition, puis laisser cuire 3 minutes.
Préparation :
Fouettez le beurre ramolli avec le sucre jusqu’à ce que le mélange devienne crémeux
Ajoutez l’oeuf à température ambiante puis le rhum et l’extrait d’amande amère et finissez par la poudre d’amandes
Abaissez la pâte feuilletée sur 3mm d’épaisseur
Découpez 2 disques de 25cm de diamètre et déposez-en un sur une plaque à pâtisserie humide
Répartissez la crème d’amandes à l’intérieur (jusqu’à à 5 cm du bord) et déposez une fève près du bord
Dorez le bord, recouvrez avec l’autre abaisse et soudez les bords
Dorez à l’oeuf battu et laissez reposer 15 minutes au frais
Dorez à nouveau et faites plusieurs trous avec la pointe d’un couteau, puis des entailles superficielles et régulières formant un quadrillage
Cuisez votre galette des rois au four à 200°C (th 6-7), pendant 30 minutes environ
Passez le sirop au pinceau sur la galette dès sa sortie du four
Servez votre galette tiède ou froide
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