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MEDIAS - La presse en ligne... de mire de la justice Version imprimable Suggérer par mail

Ecrit par Yann Fernandez, le 02-12-2008 00:00

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L’arrestation spectaculaire de l’ex-PDG de Libération, Vittorio de Filippis, pour un commentaire de lecteur publié sur libération.fr a suscité l’émoi en France. La presse en ligne est de plus en plus incriminée dans des affaires judiciaires et une loi récemment votée par le Sénat devrait durcir davantage ses conditions de liberté d’expression

Vittorio de Filippis est mis en cause pour un commentaire laissé par un lecteur sur le site internet de Libération (photo AFP)

Vendredi 28 novembre à l’aube, Vittorio de Filippis, ex-PDG et directeur de publication de Libération, a été conduit par la police au commissariat du Raincy (Seine-Saint-Denis). La brutalité de cette arrestation a fait réagir la classe politique française qui s’est déclarée indignée. Mais elle donne surtout un coup de projecteur sur la situation de la liberté de la presse en ligne en France.

Responsable des réactions de ses lecteurs
Dans cette affaire Vittorio de Filippis est mis en cause pour un commentaire qu’un lecteur avait laissé en 2006 sur le site liberation.fr. Le commentaire concernait le fondateur du fournisseur d’accès à Internet Free, Xavier Niel. Ce dernier avait été reconnu coupable cette année-là de recel d’abus de biens sociaux et il a attaqué déjà à maintes reprises le quotidien fondé par Jean-Paul Sartre. Dans la presse en ligne française, c’est le directeur de publication d’un journal en ligne, en l’occurrence ici Vittorio de Filippis, qui est tenu responsable des réactions de ses lecteurs, si leurs propos sont contrôlés par le média avant leur publication.

Allongement du délai de prescription
A en croire le récent projet de loi adopté début novembre par le Sénat, la presse en ligne française risque de voir de telles procédures se multiplier. Initié par le groupe UMP et voté par le PS, le texte allonge la durée du délai de prescription de la diffamation sur Internet. Actuellement une personne se sentant diffamée par un article mis en ligne peut saisir un tribunal dans les trois mois après publication. Dans un souci de protection du citoyen, la proposition de loi allongerait cette période à un an sauf si l’article avait été publié au préalable par un autre média (radio, télé, presse écrite). Un article du Figaro repris par lefigaro.fr restera donc soumis à un délai de prescription de 3 mois. Le texte doit encore être voté par l’Assemblée nationale.

Mediapart visé par dix plaintes
Les syndicats de journalistes expriment actuellement leurs inquiétudes vis-à-vis des diverses pressions qui pèsent sur la corporation journalistique. Selon Reporters sans frontières (RSF) qui établit chaque année un classement mondial de la liberté de la presse, la presse française est de moins en moins indépendante des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.
La presse en ligne qui était jusque-là assez épargnée fait actuellement l’objet de plusieurs poursuites. Exemple symbolique, le site d’information Mediapart est visé par dix plaintes pour diffamation déposées par la Caisse d’Epargne depuis plusieurs mois. Son directeur de publication, Edwy Plenel, et l’auteur des articles incriminés, Laurent Mauduit, ont été mis en examen pour des textes traitant de la gestion financière du groupe bancaire.
Yann Fernandez (www.lepetitjournal.com) mardi 2 décembre 2008

Lire aussi
_ le rapport de RSF sur la liberté de la presse en Europe
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=28999
_ l’interview d’Edwy Plenel - "Une attaque démesurée"
_ l’article de l’Express – Indignation après l'interpellation de l'ex-PDG de Libération





Vos réactions (7)
Posté par Arménio MARTINS, le 02-12-2008 08:24
Démocratie en danger ? !…
C'est en effet un Etat de non droit que je reconnais parfaitement dans cette affaire. Moi-même j'ai été victime de traitements semblables, voire pires, pour avoir osé demander le Renvoi de mes affaires à un tribunal neutre et impartial. 
 
J’écris actuellement un livre qui mettra en cause ce type d’atteintes à la liberté individuelle, à la dignité humaine, mais aussi bien d’autres, par le Parquet d'un tribunal qui était lui même concerné. 
 
L'affaire Vittorio de Filippis s'inscrit dans un esprit de seigneurie dominante d’une justice régalienne qui n’a d’autre intérêt que de servir des esprits mafieux, dirais-je des taupes, qui utilisent leur « fonction » pour arriver à des fins personnelles… Il s’agit donc là, de fautes « personnelles » commises dans l’exercice de la « fonction » qu’il faut punir sévèrement. 
 
J’ai d’importantes preuves en la matière permettant de mettre en évidence la nécessité de responsabiliser la magistrature, dans l’intérêt des droits de l’homme.
 
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Posté par jean-pierre, le 02-12-2008 08:31
liberté chérie
bonjour 
 
la "majorité" a voté pour zébulon, elle a bien chanté, et bien qu'elle danse maintenant. 
Après la presse, Internet comme en Chine. bientôt plus personne ne pourra chanter à cause des baillons que l'on aura sur la bouche. 
Liberté, liberté chérie.....
 
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Posté par Alain CELSE, le 02-12-2008 10:05
Comme d'habitude...
On oublie que la plus grave faute de ce Moooonsieur est de s'être mis hors-la-loi en refusant de se présenter à TROIS reprises à une convocation judiciaire : "Moah, je suis journaliste et suis au dessus des lois"
 
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Posté par Raphael, le 02-12-2008 10:59
Les abus de la presse en ligne... de mir
1) Ne pas se présenter à une convocation judiciaire est une faute. 
2) Liberté de presse ne signifie pas droit à la diffamation. 
3) Tout le temps qu'il existera des "auteurs" tels qu'Arminio qui s'est exprimé au-dessus et qui pensent qu'ils sont détenteurs de la mission quasi divine de lutter contre des juges conspirateurs chargés de cacher des vérités occultes, on sera bien mal barrés...
 
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Posté par Arménio MARTINS, le 02-12-2008 17:49
Démocratie en danger?!… Rép. à Raphael
1- L’ENQUETE JUDICIAIRE N’EST OBLIGATOIRE QU’EN CAS DE CRIME. Elle est FACULTATIVE en cas de DELIT et n’est point admise en cas de contravention. 
 
2- Liberté de presse ne signifie pas droit à la diffamation. Certes. Pour autant, s’agit-il vraiment de diffamation ? Nous n’avons pas la preuve. M.de Filippis est donc, pour nous, présumé innocent. 
 
3- Mes allégations sont fondées sur des Faits prouvés. La violation de la « fonction » n’est qu’un malheureux constat dont seul l’Etat doit être tenu pour responsable, car il n’a pas été capable de me garantir le droit d’égalité de tout citoyen devant la Loi et la Justice… 
 
A ce titre, je vous invite, autant Vous que M. De Filippis, ses avocats et tout journaliste d’envergure, libre d’agir, sans à priori, à organiser une conférence de presse médiatisée, et là,je vous fournirai des éléments juridiques graves, dont une affaire identique à celle de M. De Filippis commise à mon encontre sans le moindre élément de FAIT et de DROIT la justifiant.
 
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Posté par Pascale Lemoigne, le 02-12-2008 22:22
Signez l'appel de la Colline !
A l'occasion de la soirée organisée par Reporters sans frontières et Mediapart au Théâtre de la Colline, nous avons lancé un appel pour défendre la presse libre et indépendante. Signez en ligne et faites circuler:  
 
http://www.mediapart.fr/node/ 28527
 
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Posté par Arménio MARTINS, le 04-12-2008 11:30
égalité du droit de presse
M. Martins demande l’accès à la presse au même titre que M. De Philippis 
 
M. Martins est obligé de dormir dehors depuis 11 ans car la justice d’Angoulême l’a expulsé arbitrairement, a « ordonné » le refus de désignation d'avocats, lui a saisi tous ses biens d’une valeur de 50.000 € sans l'accord du juge d'exécution et sans l’accord du Préfet et, pour l'empêcher de faire juger ses affaires, l’a intimidé, condamné à des amendes, placé en garde à vue, tenté de l'interner menottes au poignets, accusé d’outrages, menacé de prison, jugé l’affaire dans son tribunal, placé arbitrairement sous curatelle, expulsé à nouveau, le contraignant à changer de département, refusé de faire droit à la mainlevée et, sous recours, confirmé la curatelle en écartant toutes les pièces du dossier, sans contradictoire, sans audience, alors même qu'elle était juge et partie, et finalement condamné à payer 17130€, sans jugement, etc..  
 
Si cette affaire vous interpelle contactez-moi sur marcoujo@laposte.net
 
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