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Globalement, que ce soit pour de la plomberie, de la menuiserie ou encore de l’électricité, on finit toujours par un travail fait de façon approximative, un sourire teinté d’un Malesh bien senti de la part de votre interlocuteur. Qu’en serait-il en cas d’incendie, d’accident de voiture et autres « gros » soucis ?
Le « Malesh System » ne suffit plus et entrent en jeu des notions financières en dehors des limites du raisonnable. Nous avons l’habitude, en Europe et dans les pays occidentaux en général, de couvrir ces risques par des contrats d’assurance. Ceux-ci s’intéressent à protéger soit la maison, soit l’automobile, leurs propriétaires et utilisateurs ainsi que les éventuelles victimes que nos imprudences ou nos erreurs peuvent générer. Certains pensent même que nous sommes « trop » assurés et que cela nous retire toute velléité et tout goût du risque. Photos dossier média Allianz
Les Egyptiens peu assurés Sans entrer dans ce débat d’opinion, force est de constater qu’en Egypte, le « trop » assuré n’existe absolument pas et que les risques sont néanmoins omniprésents. Les expatriés, pour bon nombre d’entre eux, s’habituent vite à cet état de fait et économisent sur ce poste « dépense » sans en mesurer totalement les conséquences. Il est vrai que l’assurance n’est pas « obligatoire », et même si elle l’était, les moyens de contrôle, actuellement, font furieusement défaut. La conséquence de cela est que le territoire égyptien n’est pas assuré ou si peu. La culture, la religion, le fatalisme et la certitude que tout est déjà écrit ne poussent pas à l’anticipation ou au calcul du risque.
De plus, les compagnies locales ont une réputation assez controversée quant à leur empressement à régler les sinistres quand elles les règlent. Cependant, un effet bénéfique de la mondialisation fait que les Egyptiens veulent aussi, maintenant, profiter d’un système bâti sur des prévisions néfastes dans l’espoir qu’elles ne se réalisent jamais. Dans un avenir qu’il est difficile d’évaluer, ils seront aussi heureux que nous en sachant que quoi qu’il arrive, le pire est prévu.
Allianz, une compagnie en plein développement Jean-Claude Guérin, Président de la compagnie Allianz en Egypte, installée depuis 2000 au Caire, confirme que « 7 % » des véhicules sont assurés. Ce qui, quand on a conduit au Caire, revient à dire que chaque conducteur non assuré, c'est-à-dire l’immense majorité, est un danger en puissance, non seulement par sa conduite façon « play station » mais par son incapacité, dans la plupart des cas, à pouvoir faire face à de terribles engagements financiers et dédommagements de ses victimes comme de sa propre famille.
L’effet rassurant repose, en Egypte, sur la réussite et le développement de ce groupe, premier ou second du monde en fonction des critères. Si les résultats sont positifs, dans tous les secteurs, c’est parce que les mentalités évoluent vers le besoin de limiter les risques et leurs tristes conséquences. Allianz, à entendre notre interlocuteur, est fière d’être la plus chère des compagnies du territoire mais elle garantit aussi le meilleur service comme le règlement des sinistres.
C’est le débat continuel en Egypte, où la qualité prend souvent la dernière place dans l’argumentaire des vendeurs, tous produits confondus. Rue Tahrir, siège de la société, 1000 employés, avec des salaires dont les premiers ne vont pas en deçà de 2000 livres, permettent d’atteindre l’objectif d’assurer leurs clients tout en réussissant économiquement.
Haroun A. M. (www.lepetitjournal.com - Le Caire - Alexandrie) Mardi 2 décembre 2008
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