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Non, il n’y a pas que Berlin qui produise des perles en électro. Il y a aussi la Nouvelle Zélande, la Roumanie, le Brésil et le Pakistan. La preuve jusqu’à dimanche à la Haus der Kulturen der Welt. Laissez-vous surprendre par ces Beats venus d’ailleurs Disasteradio, le son néo-zélandais en guest ce soir à Berlin (photo. Louise Clifton HdKW)
Ahhhh, la scène électro berlinoise. Le nec plus ultra. Et Detroit, et Londres... Les Mecques, les berceaux de la musique électronique. Certes, mais il y a bien longtemps que les boom boom de la techno, house, minimal, transe, drum'n bass et que sais-je encore ont fait leur chemin. Toujours urbaine, l'électro a parcouru le monde, s'est introduite sur tous les continents, et nous revient à Berlin depuis deux ans, sous l'égide du Worldtronics festival. Après le Congo, le Japon ou Israël l'an dernier, la Haus der Kulturen der Welt explore cette année le versant électro de la Nouvelle Zélande, de la Roumanie, du Brésil et du Pakistan. Oubliez la version boite de nuit branchée, transe sur la piste et beats répétitifs, ici l'électro dévoile surtout sa face sans paillettes, expérimentale, différente. Ca se passe depuis hier soir dans cette grande maison de la culture cachée derrière la chancellerie, entre la Spree et Tiergarten.
Programmation anti-clichés Recette du festival : aller chercher l'électro dans les pays où on s'y attendrait le moins. Exemple cette année, la Nouvelle Zélande ou le Pakistan. Ensuite, laisser la sélection de chaque soirée thématique à une tête chercheuse musicale curieuse qui fera office de parrain du plateau de musiciens. Dieta Hoffmann, le rédacteur en chef du magazine musical Groove en Allemagne pour la soirée roumaine, ou Arto Lindsay, le producteur entre autres de Caetano Veloso, pour la soirée brésilienne. Enfin, taper toujours à côté du cliché musical. Soirée roumaine d'électro minimaliste garantie sans balkan beat ni rock furieux, programmation brésilienne sans rumba ni bossa (dont on fête le 50e anniversaire cette année), électro pop pakistanaise sans instruments traditionnels. Concerts et rencontres Hier le festival Worldtronics 2008 s'est ouvert sur une soirée spécial Filles. "7 women no cry", 7 musiciennes, jouant en solo, sept filles du monde venues de Géorgie, Colombie, Japon, Autriche ou Grèce, et réunies par le label berlinois Monika Enterprise. Voix diaphanes et embrumées sur instrumentation minimale, la plupart dévoilent des ambiances feutrées entre Björk et Emilie Simon. Ce soir, place à la scène néo-zélandaise, avec Disasteradio, Simon Flower, Nick Dwyer et Recloose, autant de Djs rassemblés par Hans Nieswandt, DJ, journaliste et écrivain musical allemand, spécialiste de la scène électro. Le festival ne se limite pas à des concerts. Toute la journée le salon Electronics propose conférences, workshops et rencontres avec les labels et disquaires électros, les organisateurs de festival, ou les développeurs de logiciels. Stéphanie PICHON (www.lepetitjournal.com/berlin.html) jeudi 27 novembre 2008 Worldtronics 2008 27 novembre: soirée Nouvelle-Zélande : Disasteradio, Simon Flower, Nick Dwyer, Recloose 28 novembre : soirée Pakistan, Faisal Gill & special guests, Sajid et Zeeshan, DJ Vixz. 29 novembre : soirée Brésil Siba e Fuloresta + Beto Villares, N-1, Babe, Terror 30 novembre : soirée Roumanie DJ Pedtro, DJ Boola+demos, DJ Praslea, DJ Rhadoo, DJ Petre Inspirescu. Haus der Kulturen der Welt, www.hkw.de, Soirée 10-13 euros, 5-8 euros pour la soirée roumaine, 30 euros le pass festival. Photo DR Louise Clifton (Luke Rowel alias Disasteradio, pour la soirée néo-zélandaise)
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