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En septembre 2004, ceux qui allaient devenir les membres de l’association ODAPI se rendent pour la première fois dans la Sierra huichole. Là-bas, ils constatent que l’eau est une denrée rare et décident d’aider les Huichols à y accéder dans de bonnes conditions sanitaires. Récit d’une aventure humanitaire
Adrien Tièche, avec Casiano Lopes de la Cruz, il y a un mois. (Photo : Odapi)
Quand Sabine et Adrien Tièche effectuent leur premier voyage dans la Sierra huichole, ils découvrent une situation préoccupante : l’eau est une denrée rare, un vrai problème de société. Ils décident ainsi de fonder l’association Odapi, pour se consacrer à aider les Huichols à bénéficier d’une eau plus saine et plus facilement accessible.
La saison sèche, comme actuellement, de novembre à juin, est la période critique pour l’eau dans la Sierra. A cette époque, les points d’eau s’épuisent et commence donc une vraie quête pour trouver de l’eau, en allant toujours plus loin dans la montagne. C’est le plus souvent aux femmes et aux enfants qu’on confie la tâche de rechercher le précieux liquide. Tous les ans, la communauté déplore plusieurs cas de chutes accidentelles, parfois mortelles.
En plus du problème quantitatif, se pose également le problème qualitatif de l’eau. Ce n’est pas tout de la trouver puisqu’il n’existe pas de traitements pour rendre l’eau potable. Presque toujours contaminée, l’eau des sources de montagne provoque diverses maladies, notamment des diarrhées. Les enfants de moins de cinq ans sont les premières victimes de ces infections.
Le robinet, une petite révolution
En raison de l’absence quasi générale de latrines, ce qui souille l’eau est en général… des matières fécales !
Le premier chantier d’Odapi, dès novembre 2004, a été consacré à l’installation d’un robinet d’eau potable, au cœur d’une communauté familiale. Le robinet est alimenté grâce à une citerne spécialement construite, pour accumuler l’eau souterraine en amont de la communauté.
Suite à cette réalisation, de nombreux Huichols demandent à Odapi de leur prêter main forte. Tour à tour, sont montés d’autres projets. Un système de récupération d’eau de pluie est installé dans une communauté de 250 personnes, afin de permettre une meilleure hygiène personnelle (lavage des mains) et l’irrigation des cultures. Ensuite, vient l’installation de l’eau potable et de latrines dans une communauté de 600 personnes, le tout accompagné d’une sensibilisation à l’hygiène et à la culture de l’eau à travers la construction d’une Maison de l’eau.
Les Huichols sont en demande et Odapi a encore beaucoup de pain sur la planche !
Camille VAYSSETTES. (LPJ) 19 janvier 2005 Pour obtenir des informations supplémentaires ou aider Odapi (éventuellement financièrement), rendez-vous sur le site internet de l’association : www.odapi.org
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