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CINEMA - Pierre Jolivet, entrepreneur en comédie sociale |
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| Ecrit par Jean-Marc Jacob,
le 11-11-2008 01:00
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Après le succès, il y a huit ans, de Ma petite entreprise, Pierre Jolivet vise les hauteurs de La très très grande entreprise... Et livre une petite comédie, généreuse et charmante
Vikash Dhorasoo, Roschdy Zem, Marie Gillain et Jean-Paul Rouve (photo Pathé)Le monde du travail et l'engagement citoyen ne sont pas très souvent au
menu des comédies françaises. C’est pourtant l'angle choisi par Pierre
Jolivet qui, 8 ans après sa Petite entreprise, continue avec La très très
grande entreprise.
Il s'agit évidemment de l'histoire d'une injustice et, comme le titre
le laisse penser, d'une variante collective du combat de David contre
Goliath.
La pollution engendrée par une usine du groupe Naterris a ruiné les
riverains d'un étang. Il a fallu fermer les parcs à huîtres. Les
touristes ont fuit, les restaurants se sont vidés. Pourtant, après des
années de procédure, les victimes ne sont pas indemnisées à la hauteur
de leur perte.
Mélanie, Zaccharias, Kevin et Denis décident de ne pas se laisser faire
et de trouver une faille dans le système de la très très grande
entreprise. Ils montent à Paris, s'installent tant bien que mal et se
font embaucher dans l'immense tour de la maison mère. La recherche du
dossier compromettant peut commencer.
Plus de justice que de suspense
Un cuistot, un vigile et une femme de ménage parviendront-ils à
ébranler le pouvoir et l'argent ? Autrement dit, le petit peuple
peut-il prendre son destin en main et faire plier les puissants ? Ce
oui utopique que claironne Pierre Jolivet peut faire sourire. Ça tombe
bien, il en fait une comédie !
La très très grande entreprise a donc le charme des œuvres animées par
un ardent désir de justice sociale. Évidemment, n'est pas Capra qui
veut, mais la sincérité de Jolivet est patente et sauve le film de ses
petits travers.
A son crédit, les comédiens insufflent l'humanité nécessaire à des
personnages politiquement correctement étalonnés - un arabe, une femme,
un homo - sans jamais trop en faire. Roschdy Zem est plutôt retenu et
Jean-Paul Rouve campe un gay judicieusement sobre.
Par ailleurs hélas, inutile d'espérer le grand frisson. Pour ce qui est
de l'espionnage et du suspense, le scénario est tout de même du genre
plan plan. Il faut une bonne dose de bienveillance pour se prendre
réellement au jeu.
Les choses sont toutefois bien faites, puisque c'est précisément la
bienveillance que La très très grande entreprise inspire le mieux. Ce
qui ne peut pas faire de mal, convenons-en.
Jean Marc Jacob
La très très grande entreprise, Pierre Jolivet (1h42) avec Roschdy Zem, Jean-Paul Rouve, Marie Gillain, Adrien Jolivet
http://www.latrestresgrandeentreprise-lefilm.com/
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