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ART - Dada rase les tables |
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| Ecrit par Betty RUBY,
le 12-12-2005 23:00
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Au sein des avant-gardes marquantes du XX°siècle, Dada est un mouvement à part, sans frontière et sans dogme, sans leader et sens dessus dessous. A Paris, l'expo restrospective du Centre Georges Pompidou tente de faire le point
Un millier d’œuvres rendent compte du vaste ensemble de la nébuleuse dadaïste (photo AFP)
Dada est peut-être le mouvement artistique du XX° siècle qui échappe le plus aux réductions et aux catégories. C’est sans doute pourquoi il n’a pas fait l’objet d’exposition importante en France depuis 1966. Pourtant, les collections nationales figurent parmi les premières au monde en la matière. Le centre Georges Pompidou propose aujourd’hui une grande rétrospective de plus de 1.000 œuvres qui entendent rendre compte du vaste ensemble de la nébuleuse dadaïste. Car, pour nihilistes qu’ils aient été, ses artistes ont beaucoup produit et participé amplement à l’histoire de la création. La naissance de Dada est souvent associée à la violence de la première guerre mondiale. Son acte de baptême est signé en 1916 au Cabaret Voltaire où se réunissent les artistes réfugiés à Zürich. C’est au hasard des pages d’un dictionnaire que Tristan Tzara lui trouve son nom, un nom absurde et enfantin, vide comme une coquille dont le contenu reste à inventer. Tout est possible Dada s’inscrit dès lors dans une logique de table rase, de rupture radicale avec les valeurs établies. Mais cette énergie négatrice est aussi une force de construction. En des temps d’exaltation nationale, Dada est sans frontière et se développe dans différents foyers, autour de grandes figures. Prononcez L.H.O.O.Q pour voir… À Zürich, Tzara compose des poèmes fous, entouré des sculptures de Jean Arp et Sophie Taeuber. À Paris et New York Francis Picabia et Man Ray sont aux côtés de Marcel Duchamp qui, en inventant le Ready made, ou en affublant le Joconde d’une moustache et des lettres L.H.O.O.Q, ébranlent durablement les catégories esthétiques. Quant au collage, d’abord pratiqué par les cubistes, il explose et s’enrichit de mille finesses, mille discours, mille connotations avec, à Berlin Hanna Höch et Raoul Hausmann, Max Ernst à Cologne ou Kurt Schwitters à Hanovre. Ce foisonnement éphémère a conduit à un éclatement des formes encore d’actualité, guidé par ce que Tzara définissait comme une "poussée de relativisme qui n’est pas un dogme, ni une école, mais une constellation d’individus et de facettes libres". Jean Marc Jacob. (LPJ) 13 décembre 2005
Dada – Centre Georges Pompidou – jusqu’au 9 janvier 2006 Le 8 janvier, le Centre Pompidou propose une soirée exceptionnelle, Zapping Dada : des histoires (courtes), de l'Histoire, du drame, du cirque, des archives inédites, de la danse, du cinéma, des chansons, des photos, des objets, des poèmes, en français et dans toutes les langues, trente invités, du soir au coucher. Soirée diffusée en direct sur internet. http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-dada/ENS-dada.htm Comprendre le mouvement Dada http://www.dadart.com/
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