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Un tigre a été retrouvé abattu, le week-end dernier dans une propriété de Monterrubio de la Serena, dans la province de Badajoz. Lions, lynx, loups blancs et autres tigres sont en effet, dans la région, l’objet de parties de chasse et de safaris illégaux. Les animaux seraient mis à disposition de riches clients, en échange d’importantes sommes d’argent
Un des tigres retrouvés morts. (Photo : AFP) L’affaire a été révélée mardi dernier par le journal local Hoy, de la région d’Extremadura au sud-ouest de l’Espagne : des parties de chasse et safaris illégaux seraient organisés dans la province. Les victimes de ce cruel passe-temps sont des espèces animales rares ou protégés, telles que des tigres, lions, loups blancs et lynx.
C’est à l’initiative de l’unité de protection de la nature de la Guarda Civil que l’enquête, débutée cet été, a permis d’arrêter sept suspects, aujourd’hui en liberté conditionnelle. Parmi eux, l’organisateur du safari, deux gardes de la propriété de Monterrubio de la Serena, un mineur, et trois chasseurs. Le groupe communiste Izquierda Unida a demandé mercredi dernier à ce que l’enquête soit approfondie, dénonçant aussi le fait que la région est, depuis trois ans, le théâtre de parties de chasse illégales. L’avocat du suspecté organisateur de safari a cependant nié en bloc tous les chefs accusations, que ce soit le trafic d’animaux sauvages que la chasse.
L’horreur est humaine
On sait cependant que l’homme qui louait le terrain a acheté les animaux à des parcs zoologiques et des cirques. Il les maintenait en cage en attendant d’être payé par les chasseurs pour libérer les félins et les chasser. Une fois les animaux abattus, on leur coupait la tête (ou toute autre partie du corps) et le chasseur gardait celle-ci en guise de trophée-souvenir… Le reste de la bête était incinéré dans la fosse commune.
Des photos de chasseurs posant à côté du cadavre de leur proie ont aussi été retrouvées. Le nombre d’animaux tués depuis le début de cette activité n’est pas encore connu. Le réseau de vente d’espèce rare ou protégée n’a pas encore été démantelé.
Anne GANICHAUD. (LPJ) 12 décembre 2005 |