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SPECTACLE – Les percutantes percutions de Stomp |
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vendredi 17 octobre 2008 |
Du rythme, des chorégraphies, des jeux de lumières, tout s'enchaîne à
une vitesse effrénée, et des percussions encore et encore, avec tout et
n'importe quoi. Ce spectacle hors du commun, c'est Stomp ! Au Casino de
Paris jusqu'au 26 octobre
La célébrissime troupe de Stomp enfin de retour en France.
En un peu plus d'une dizaine d'années, leur spectacle est devenu culte.
La recette de son succès ne réside pas dans ses dialogues. Normal, il
n'y en a pas ! Un bon prétexte pour partir se faire connaître aux
quatre coins du monde. Tout passe par le rythme. Depuis 1991, date à
laquelle Luke Cresswell et Steve McNicholas ont créé le spectacle,
Stomp fait des émules partout où il passe. 14 millions de spectateurs
ravis à travers la planète, dont près d'un million en France.
Stomp ce sont huit artistes de talents, de génie même, qui s'évertuent
à tirer des rythmes des objets les plus banals du quotidien. Avec eux
un balai, un morceau de bois ou de tuyau, une boîte d'allumettes, une
poubelle, et même un zippo ou un sac en plastique deviennent de
véritables instruments à percussion.
La prouesse artistique et technique ne s'arrête pas là. Le tout est mis
en scène en différents tableaux, où se mêlent avec brio humour, rythme
et même de la danse. On rit, on est impressionné par la coordination,
la capacité à sortir des rythmes voire des mélodies de ces objets, on
est ébloui par l'inventivité et par la technicité musicale de ces
artistes, on reste bouche bée face aux jongleries concomitantes aux
percussions, on est ravi de pouvoir participer, on vit une expérience
rythmique unique en son genre. En bref, ce spectacle est une pure
merveille !
Poum tchac boum !
Le décor se fait dans une sorte d'arrière cour de banlieue populaire,
entourée de taule, meublée de poubelles jusqu'au balcon. Un homme
rentre, habillé d'un t-shirt sale, et d'un pantalon dans le même état,
de gros godillots aux pieds, coiffé d'une crête dressée au sommet de
son crane, poussant devant lui un balais. Il brosse et tape le balai au
sol, et le rythme née.
Puis il est rejoint par un puis deux puis bientôt sept autres comparses
(dont deux filles), arborant tous le même style dépenaillé, et les
balais tapent ensemble. Le rythme devient de plus en plus complexe,
entraînant, vibrant... De quoi voir le ménage d'un œil neuf ! Les
tableaux s'enchaînent. Avec notamment un concert de zippo à la seule
lumière des flammes de ces briquets métalliques, des tuyaux qui
chantent, des seaux rythmiques qui volent dans les airs. Une comédie
sans parole où rythmes et gestuelles se mêlent à la danse pour mener à
un final époustouflant.
Perrine ROUX. (www.lepetitjournal.com) vendredi 17 octobre 2008
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