| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 14-10-2008 01:00
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Après la concertation de l’Eurogroupe ce week-end, la France a amorcé un plan inspiré des décisions britanniques. L’Etat va garantir les prêts interbancaires jusqu’à 320 milliards d’euros et consacrer 40 milliards pour recapitaliser les banques en difficulté Joie des traders hier à Francfort avec la hausse des valeurs boursières suite aux plans détaillés des pays de la zone euro (photo AFP)
En tant que chef d’Etat, mais également président de l’Union européenne, Nicolas Sarkozy est apparu hier à l’Elysée avec un plan propre à la France pour sortir de la crise financière à la suite d’un Conseil des ministres extraordinaire. Ce plan a été décidé dimanche en concertation avec les 14 autres pays membres de la zone euro, avec le Premier ministre britannique Gordon Brown, pour en finir avec le "temps du chacun pour soi". La solution commune finale s’inspire du plan de sauvetage du système bancaire de la Grande Bretagne estimé à 636 milliards d’euros. Comme l’a déjà fait son voisin insulaire et vont le faire les autres membres de l’Eurogroupe, l’Etat français va garantir les prêts interbancaires> La France le fera à hauteur de 320 milliards d’euros maximum jusqu’au 31 décembre 2009. Ces garanties seront payantes, au prix normal du marché, et soumises à des conditions, comme la rémunération des responsables revue et corrigée en cas de fautes constatées. Près de 1.500 milliards d’euros En plus de ces emprunts émis par une société créée à cette occasion, l’Etat va consacrer jusqu’à 40 milliards d’euros pour recapitaliser les banques en difficulté qui en feraient la demande. Même si l’intervention relève du pouvoir public, Nicolas Sarkozy a tenu à préciser que le contribuable n’y serait pas de sa poche. "Le pari que nous faisons en instituant cette garantie, c'est que nous n'aurons pas à l'appliquer"…sauf dans le cas d’une défaillance d’un des établissements bancaires emprunteurs. Le Président a également voulu montrer une "Europe unie" et plus efficace que les Etats-Unis et leur plan Paulson à 700 milliards de dollars. Entre la Grande-Bretagne, l’Allemagne (480 milliards) et l’Espagne ou l’Autriche (100 milliards chacune) notamment, l’Europe va consacrer près de 1.500 milliards d’euros pour résoudre la crise. Pour l’après, Sarkozy souhaite toujours une réunion d’un G8 élargi aux pays émergeants pour réorganiser un capitalisme qui a montré ses limites. Les marchés financiers européens ont en tout cas apprécié les propositions d’hier, finissant en moyenne à +10%. Le Cac40 a terminé à +11,18%, le record de ces 20 dernières années. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) mardi 14 octobre 2008 En savoir plus Lire dans notre édition de la veille Challenges - Crise : Sarkozy reparle de sanctions Les Echos - Bourses : rebond spectaculaire en Europe et aux Etats-Unis
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