St Xavier - MÉTÉO Vesoul (70) - Pluvieux (1°/7°) - CHANGE vend, un euro valait 1,27 USD - CAC 40 en hausse : +2,35% (3152 pts). Vous êtes 147.000 à nous lire chaque jour dans le monde, merci !
Les sommets se sont succédés ce week-end pour trouver des solutions à la crise. Le G7, le G20 ou encore l’Eurogroupe ont annoncé des plans visant à stabiliser l’économie, et redonner de la confiance aux investisseurs
Nicolas Sarkozy entouré de Juan-Manuel Barroso et Jean-Claude Juncker : l'Europe se mobilise pour sauver son système financier (photo AFP)
Bonne nouvelle : les bourses n’ont pas baissé ce week-end. Normal, la plupart d'entre elles étaient fermées ! A l’heure actuelle, deux jours de répit ne peuvent pas faire de mal à l’économie mondiale. Du coup, les gouvernements en ont profité pour agir. Après le G4 de la semaine dernière, la communauté internationale est passée à la vitesse supérieure : ce week-end, c’était l’heure du G7, du G20, et de l’Eurogroupe. Le plus attendu, et le plus important, de ces sommets se tenait hier à l’Elysée. Les pays de zone euro devaient mettre au point un dispositif de sauvetage des banques. Résultat, "les Etats se donneront les moyens d'éviter coûte que coûte les faillites de banques", selon le communiqué officiel. De nouvelles recapitalisations, voire nationalisations, sont donc à prévoir, même si aucun chiffre n’a été avancé hier. Par ailleurs, les Etats membres de l'Eurogroupe vont garantir les crédits interbancaires jusqu'au 31 décembre 2009, moyennant intérêts au taux du marché. Un plan définitif sera proposé aux 27 mercredi ou jeudi. Aujourd’hui, un Conseil des ministres exceptionnel se tiendra à Paris pour l’annonce des mesures françaises. 48 heures plus tôt, à Washington, les 7 pays les plus industrialisés au monde avaient également tenté de rassurer en affichant leur unité et fermeté. Ils ont donc annoncé un plan, qui a notamment pour ambition de débloquer les marchés monétaires, permettre aux banques de lever des capitaux auprès des secteurs public et privé et déverrouiller le marché du crédit immobilier.
Réponse dans les prochaines heures L’objectif de ces deux sommets est clair : plus question de revivre l’épisode Lehman Brothers, laissée tomber par le gouvernement américain, ou encore une nouvelle crise des subprimes, évènements considérés comme les points de départ du krach. Difficile de dire si ces décisions auront un véritable impact. Selon certains, la réponse est d’ores et déjà non. "Il n'y a rien là pour calmer les marchés, pas de substance pour y parvenir", explique par exemple Peter Morici, professeur à l'université du Maryland, l’un des experts les plus réputés aux Etats-Unis. De son côté, le FMI approuve ce plan mais son directeur, Dominique Strauss-Kahn, estime que "d'autres initiatives seront vraisemblablement nécessaires dans les prochains mois". Parmi ces initiatives figure une aide aux pays les plus durement touchés, comme l’Islande : "Nous sommes prêts à fournir aux différents pays qui le désireraient les liquidités dont ils ont besoin", a expliqué l’ex-ministre de l’Economie français. L’effet de ces mesures ne devrait pas tarder à se faire sentir. Première réponse aujourd’hui avec la réouverture des marchés. Joris SABI. (www.lepetitjournal.com) lundi 13 octobre 2008
Posté par Henri Bricard Abbadie, le 13-10-2008 13:44
Il faut cultiver notre jardin....
Cette crise financière mondiale était en effet à prévoir. Depuis une vingtaine d'année, les Banques ont déserté leur domaine qui a toujours été les leurs - prêter sur des bases réelles à la production et au commerce - pour s'adonner à des opérations de trésorerie hasardeuses évidemment plus rentables à court terme, mises en Bourse d'actifs bancaires (souvent pas de meilleure qualité) impliquant le transfert de risque au Marché, opérations sur produits dérivés, portefeuilles synthétiques avec forts leviers financiers qui multiplient les risques, tout ceci sans la mise en place en parallèle d'une réglementation globale.
Les conseils d'administration de ces institutions globales n'étaient qu'informés que très superficiellement de ces opérations complexes qui offraient certes de très bons rendements; les "golden boys" accumulaient aussi des fortunes personnelles très appréciables (en millions de Dollars)...Mais un beau jour le marché se retourne et c'est la débandade !
Le pire et l’anachronique de la situation, c'est que plusieurs prix Nobel d'Economie ont développé dans les années 80' différents modèles de protection et d’alerte contre ces risques systémiques, mais qui bien sûr ne furent pas toujours sciemment appliqués...rendements spéculatifs et avidité de gains obligent !
Nous nous trouvons donc en ce moment face à une reconsidération du "modus operandi" des intermédiaires financiers à l'échelle planétaire, impliquant par là même une mutation du capitalisme moderne qui devra s'inspirer sur des principes de plus de transparence, d'humanisme et d'économie sociale solidaire : une reconversion du banquier d'affaires s'annonce donc inéluctable.
Je citerai à collation la réponse de Muhammad Yunus fondateur du Grameen Bank www.grameen-inf.org (le père du micro crédit et prix Nobel de la Paix en 2006) à une question qui lui fut posée, lors d'une conférence qu'il donna récemment à Mexico. Pour nous, la crise financière n'existe pas, expliqua t’il, car nous prêtons aux pauvres et aux mendiants ; eux nous payent, par contre les riches, ce sont ceux qui ne payent pas. Ce commentaire tomba comme un couperet.
Pour le proche avenir (12 à 18 mois) je m’aventurerais à miser sur une progressive réévaluation de l'or, ainsi que de la monnaie chinoise et des investissements réalisés dans ce pays qui dispose d'une énorme demande insatisfaite. Il est en effet fort possible que la demande mondiale de biens et services se verra affectée ces prochaines années, suite à cette crise financière, qui, à mon avis, n'a malheureusement pas encore touché fond.
C'est toujours le même scénario... L’Humanité livrée aux mains crochues de l’Homme, c'est bien triste.
Entre temps qui paiera les pots cassés? Les gouvernements sont sur ce point partagés entre le bien public et l’intérêt très précieux de l’équilibre des marchés. Les solutions sont multiples, mais il faut agir vite… Les expériences passées au niveau national ont prouvé que, dans beaucoup de cas, les indécisions gouvernementales ont provoqué le « grossissement » de la facture finale.
Qu’en sera-t-il concernant cette crise globale ? Un nouveau Bretton Woods ? Un bon négoce à long terme pour des gouvernements qui pourraient s’avérer d’habiles financiers «nationalistes» ?
Dans cette attente, soyons philosophe, « Cultivons notre jardin », comme disait Candide.
A bientôt . Henri Bricard Abbadie Consultant Mexico