| Ecrit par ROME,
le 13-10-2008 01:01
|
|
TRAVAIL – Les Italiens pas si flemmards que ça. – Selon un sondage commandé par Kelly service (Global Kelly work forces index), les Italiens ne seraient pas aussi flemmards que leur réputation à l’étranger le laisserait entendre. Cette étude a été conduite dans 33 pays et sur 115.000 salariés dont 17.000 italiens. Elle révèle que 8% des salariés italiens avouent feindre d’être malades pour pouvoir profiter d’une journée de repos supplémentaire sans toucher à leurs congés payés. Par comparaison, dans les pays réputés "travailleurs", 16% des Allemands, 20% des Danois et 27% des Japonais reconnaissent avoir recours à ce stratagème. Néanmoins, si 91% des Italiens s’estiment en bonne santé, près de 30% se sont absentés plus de trois jours pendant l’année pour cause de maladie. Selon les enquêteurs, dans 15% des cas, les absences pour maladie n’étaient pas justifiées. S.F. (www.lepetitjournal.com - Turin, Rome) lundi 13 octobre 2008 REGROUPEMENT FAMILIAL – De plus en plus difficile à mettre en pratique. – La mise en place du regroupement familial va être de plus en plus difficile pour les familles étrangères. Selon un décret législatif paru mardi 7 octobre, seuls les enfants mineurs et les conjoints majeurs pourront rejoindre leur parent installé en Italie. Les enfants majeurs seront admis à l’unique condition qu’ils soient reconnus dans l’impossibilité de subvenir à leurs propres besoins du fait d’une invalidité. En cas de doute sur les liens filiaux, le décret-loi prévoit également le recours au test ADN. Les parents du résident italien ne seront admis que si celui-ci peut prouver qu’il n’a pas de frères ou sœurs qui puissent s’occuper d’eux dans son pays d’origine. Pour les plus de 65 ans, l’Etat prévoit l’obligation de souscription à une assurance sanitaire ou l’inscription payante au service de santé national. Pour plus d'informations, cliquez ici S.F. (www.lepetitjournal.com - Turin, Rome) lundi 13 octobre 2008
DEMOCRATIE – Vers un nouveau modèle ? La démocratie parlementaire en Italie représente un cas assez rare de bicamérisme égalitaire, puisque la Constitution confère aux deux chambres (la Chambre des députés et le Sénat) les mêmes compétences en matière d’adoption des lois. Le système prévoit cependant, quand des circonstances extraordinaires se présentent, l’utilisation par le gouvernement de décrets ayant force de loi. Une utilisation trop fréquente de ces décrets a été dénoncée récemment dans une lettre publiée sur le quotidien La Stampa par le chef de l’Etat, Giorgio Napolitano, qui a promis qu’il resterait vigilant sur le sujet. Le président du Conseil Silvio Berlusconi se justifie en mettant en cause la longueur des procédures d’adoption des lois au parlement, et précise que le recours aux décrets permet la réalisation du programme pour lequel la coalition au gouvernement a été élue. Malgré le rappel à l’ordre du chef de l’Etat et les critiques de l’opposition, presque tous les acteurs de la vie politique reconnaissent la nécessité pour les gouvernements de pouvoir adopter des mesures rapides pour s’adapter aux sociétés modernes et à leurs mutations. Alors que la une des journaux est consacrée à la crise financière et à ses conséquences, les lettres ouvertes des hommes politiques se succèdent dans les principaux quotidiens nationaux. Remise en question du modèle de la démocratie parlementaire à l’italienne ou simple adaptation du système ? Affaire à suivre... C.C. (www.lepetitjournal.com - Turin) lundi 13 octobre 2008
|