| Ecrit par Safaa Ismaïl,
le 15-10-2008 00:00
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Réalisé par des ambassades américaines dans 150 pays en coopération avec des ONG, le rapport annuel du Département d'Etat américain (International Religious Freedom Report) a denoncé le déclin du respect par le gouvernement égyptien de la liberté de culte Selon le rapport, le gouvernement a mis des restrictions sur l'exercice des rites religieux, et ce, bien que la liberté de culte est, selon la constitution, garantie pour tout citoyen sans discrimination aucune. Le rapport a accusé le gouvernement d'avoir échoué à mettre un terme à ladite “discrimination contre les Chrétiens”, faisant état d'obstacles qu'affrontent les Chrétiens dans la construction et la restructuration des églises. Les Coptes égyptiens, estimés entre 8% et 12% de la population, sont sous-représentés dans les institutions publiques, et ce, en violation de la Constitution égyptienne, qui interdit toute discrimination fondée sur des bases religieuses.
Les Chrétiens occupent ainsi moins de 2% des sièges de l'Assemblée du peuple et du Conseil consultatif. Parmi les 444 candidats élus, seuls trois chrétiens ont réussi à se faire élire, et l'un d'entre eux a été renvoyé en raison de sa double nationalité. Le rapport a de même mentionné la faible représentation des Coptes dans les syndicats et les conseils populaires. Le patriarche Chenouda s'est également exprimé sur la situation des Coptes en Egypte : "Nous ne faisons que réclamer l'égalité entre les deux composantes de la nation arabe, car trop souvent les chrétiens ne disposent pas de suffisamment d'espace pour évoluer... Personne ne tolère que le prêcheur américain Jerry Falwell s'en prenne à l'islam de façon si choquante. Pourtant, je ne compte plus les articles, les livres et autres publications attaquant les chrétiens en Egypte ; or nous nous taisons face à cela pour éviter les gros problèmes ou même les petits problèmes..." Le rapport critique généralement les pratiques du gouvernement avec les minorités non-musulmanes, citant notamment la non-reconnaissance officielle des adeptes de la religion Bahai. Cette communaute, dont le nombre atteint 10 000 personnes en Egypte, revendique ses droits à la citoyenneté. Le rapport fait toutefois état de certaines mesures positives à l'appui de la liberté de religion, notamment une décision judiciaire au nom des bahais qui a permis à certains parmi eux d'obtenir des cartes d'état civil, et une autre décision permettant à 13 chrétiens de naissance, convertis à l'islam, de changer leur religion sur leur carte d'identité. Safaa ISMAIL (www.lepetitjournal.com - Le Caire - Alexandrie) mercredi 15 octobre 2008
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