| Ecrit par Sébastien Vannier,
le 13-10-2008 11:21
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La bourse de Francfort ne fait pas exception à la crise financière internationale. Avec -22% en une semaine, le DAX a atteint son plus bas niveau depuis trois ans. Le gouvernement allemand, après avoir volé au secours de la Hypo Real Estate, envisage un plan de très grande ampleur 
La crise financière mondiale n'épargne pas l'Allemagne (photo: Sébastien Vannier) Le ministre des finances Peer Steinbrück (SPD) et le président de la banque fédérale allemande Axel Weber, présents à Washington pour la réunion de crise réunissant politiques et banquiers, ont annoncé vendredi soir dernier leur intention de nationaliser une partie du secteur bancaire allemande afin de mettre un frein à la crise, dont l’économie allemande pourrait sortir très diminuée. Hypo Real Estate, premier d’une série ? L’établissement de financement immobilier Hypo Real Estate, proche de la faillite, a été le premier à être secouru par le gouvernement allemand. Après qu’une première tentative d’aide de 35 milliards d’euros a échoué, le gouvernement et les banques privées se sont mis d’accord sur la somme de 50 milliards. Pour rassurer les épargnants allemands qui voyaient ainsi la crise financière venue des Etats-Unis frapper à leur porte, la chancelière Angela Merkel avait promis, dans le même temps, que l’Etat s’engageait même à couvrir les épargnes. Croissance en berne Mais rien n’y fait. Vendredi, le DAX, l’indice boursier allemand, était encore en baisse de 7%, atteignant son plus bas niveau depuis trois ans. Du coup, les organismes de prévisions économiques voient leurs chiffres à la baisse. L’institut allemand pour la recherche économique (DIW) prévoit 1,9% pour 2008 contre 2,7% précédemment annoncé et 1,0% pour 2009. Mais les conséquences seraient, selon lui, "contrôlables et ne se répandraient pas aux autres pans de l’économie". Le Fonds Monétaire International l’entend d’une autre oreille et prévoit une croissance atone pour l’Allemagne en 2009. Les annonces de l’arrêt de certaines chaînes de montage chez Opel ou chez BMW à Leipzig ont accentué l’impression que la crise s’étendait au-delà du simple secteur bancaire. Couple franco-allemand à l’épreuve Cette crise financière met également à l’épreuve le couple Nicolas Sarkozy – Angela Merkel. Le président français, et président en exercice de l’Union Européenne avait convoqué cette semaine les membres européens du G8 pour trouver une solution commune. Il semblerait que la position de Berlin, consistant à vouloir résoudre au cas par cas le problème des banques en danger au niveau national plutôt que d’accepter la proposition de fonds européen de sauvetage ait irrité l’Elysée. Mais les deux gouvernements se sont empressés d’arrondir les angles en annonçant vouloir agir de concert. L’entente franco-allemande est un des points clés de la réussite de la réunion des membres de la zone euro qui s'est tenue hier à Paris et où Peer Steinbrück devait faire toute la lumière sur les grandes lignes du plan allemand de sauvetage du secteur bancaire. Sébastien VANNIER (www.lepetitjournal.com/berlin.html) lundi 13 octobre 2008
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