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GEORGIE – Les nouveaux accords d’Evian |
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| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 10-10-2008 01:00
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Medvedev et Sarkozy ont mis de l’eau dans leur vin mercredi, à Evian. Le second a accepté l’étude d'un nouveau pacte de sécurité "de Vancouver à Vladivostok", sur proposition du premier qui a en échange promis le retrait de ses troupes de la GéorgieNicolas Sarkozy et Dmitri Medvedev sont-ils les nouveaux meilleurs amis du monde ? La nouvelle entente franco-russe marque en tout cas un retour à une diplomatie constructive après les relents de Guerre Froide des deux derniers mois. Les deux hommes sont même ressortis grandis de la crise géorgienne - conséquence de l’intrusion des Russes en Ossétie du Sud cet été - qui semble toucher à sa fin. Mercredi, à la suite de la World Conference Policy qui réunissait plusieurs chefs d’Etat à Evian (Haute-Savoie), le président russe a confirmé le retrait de ses troupes des zones tampons adjacentes aux régions séparatistes de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, en Géorgie. Le retrait total sera effectif ce soir d’après Medvedev. Paris-Bruxelles-Moscou ? Ce recul, après une démonstration de force inattendue, est loin d’être un échec pour la Russie. La crise géorgienne lui a permis en fait de voir jusqu’à quel point elle pouvait titiller les Etats-Unis et l’UE sans se faire punir. Et la voici de retour sur le devant de la scène, bien décidée à compter dans les débats qui occupent la communauté internationale. Elle pourrait même revendiquer en être l’un des principaux moteurs. Avant d’accepter de se retirer totalement de la Géorgie, Medvedev a en effet obtenu la participation de l’Ossétie et de l’Abkhazie au sommet sur le Caucase, à Genève à partir du 15 octobre. Ces discussions seront un avant-goût de l’étude d’un nouveau pacte de sécurité européen pour remplacer les accords nés à la fin de la Guerre Froide. C’est une proposition émise par Medvedev lui-même, lors de son passage à Berlin en juin, et finalement acceptée mercredi par Sarkozy. Le Président français a évoqué une rencontre de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe à ce sujet fin 2009. Bien que le Canada et les Etats-Unis soient inclus dans ces futurs pourparlers, il semble que la Russie ait l’intention avant tout de faire pencher l’UE un peu plus de son côté. En critiquant indirectement l’égoïsme des Etats-Unis à propos de la crise financière actuelle, et en acceptant la tenue d’un G8 élargi - à l’initiative de Sarkozy - après l’élection présidentielle américaine début novembre pour trouver des solutions, Medvedev a clairement choisi son camp pour mener la Russie de l’avant. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) vendredi 10 octobre 2008 En savoir plus Ouest-France.fr - Sarkozy et Medvedev : l’entente renouvelée L’Express.fr - Medvedev est-il le vrai patron de la Russie ? Le Figaro - Sarkozy, Medvedev et l’avenir de l’Europe
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