| Ecrit par Rino Monflier,
le 08-10-2008 00:00
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En remportant, dimanche, le Grand Prix de Japon catégorie 125cc, Mike Di Meglio est devenu à 19 ans le plus jeune champion du monde moto de l’histoire du sport français. A peine titré, le Toulousain ambitionne déjà un nouveau défi en 250cc Di Meglio est doté d’un sens du pilotage inné (photo AFP)
Six ans que la France attendait ça. Depuis 2002 et le sacre d’Arnaud Vincent en 125cc, tous les passionnés de moto que compte le pays espéraient revoir un de leur compatriote à pareille fête. A l’époque, Mike Di Meglio n’avait pas encore 15 ans mais s’était déjà révélé au monde de la moto lors du Prix de l’Avenir. Dimanche, le Toulousain a obtenu son premier titre de champion du monde au Japon à 19 ans seulement. Une précocité qui en fait le plus jeune des cinq Français à avoir réussi cet exploit. Avant lui, Jean-Louis Tournadre (1982), Christian Sarron (1984), Olivier Jacque (2000) et donc Arnaud Vincent en 2002 avaient dû attendre leur pleine maturité pour être sacré. A 15 ans chez les grands Mais Mike Di Meglio n’est pas du genre patient. Après sa performance dans le Prix de l’Avenir, il accepte un guidon dans le team Liégeois qui lui fait disputer le championnat d’Espagne réputé pour être le plus relevé de tous. Un podium plu tard, Di Meglio se voit offrir un poste chez Aprilia pour disputer son premier championnat du monde 125cc. Nous sommes en 2003, « Mike » a tout juste 15 ans et débute chez les grands. Une année pour apprendre, ponctuée de chutes et le Toulousain se distingue un an plus tard en rentrant pour la première fois de sa carrière sur la première ligne en Afrique du Sud. En 2005 alors qu’il a rejoint le Team Scot Honda, il décroche sa première victoire en Turquie. Suivent deux ans de galère pendant lesquels Di Meglio oscille entre blessures et mauvaises performances. Première au Mans En 2008, le Français rejoint sa troisième écurie en trois ans et se retrouve au guidon d’une moto (Derbi) enfin compétitive. Les résultats ne se font pas attendre puisqu’il prend la quatrième place du Grand Prix du Qatar, première course de la saison. En mai sous une pluie battante qui favorise son sens du pilotage, le Toulousain devient le premier Français depuis Jean-Claude Selini en 1982 à s’imposer dans le Grand Prix de France. Une victoire sur ses terres que le pilote Derbi accueille avec des larmes et qui le décomplexe complètement. Un nouveau défi en 250cc ? Vainqueur en Catalogne puis deuxième en Grande-Bretagne après être parti en 21eme position sur la grille, le Français confirme son été de feu en s’imposant en Allemagne. Une dernière victoire au Japon, dimanche, alors que son principal rival, Simone Corsi ne finissait que neuvième lui a donc permis de glaner son premier titre. S’il avouait dès la fin de la course, "Je ne me considère pas encore comme le champion du monde, mais je pense que je réaliserai ce soir", le Toulousain a depuis reposé les pieds sur terre. Il est désormais à la recherche d’une équipe dans la catégorie supérieure. Il ne devrait pas tarder à trouver ce qu’il cherche pour rejoindre Olivier Jacque, dernier Français titré en 250cc. Rino MONFLIER. (www.lepetitjournal.com) mercredi 8 octobre 2008
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