| Ecrit par Mireille SCHROEDER,
le 07-10-2008 00:00
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En cette période de crise financière, alors que les marchés boursiers chutent, que les banques américaines font faillite, que nous apprenons que des banques européennes sont elles aussi touchées par la crise, vous êtes inquiets pour votre épargne. 5 conseils pour garder son sang-froid Photo. Photos-libres.fr
Le premier conseil que je peux vous donner : ne paniquez pas. Dans ce contexte incertain, il faut garder son sang-froid et savoir prendre les bonnes décisions !
Vous craignez la faillite de votre banque ? Bien que ceci soit fort peu probable, vous pouvez penser à répartir vos économies entre plusieurs banques. Je vous précise toutefois que le système bancaire français dispose d'une structure de sauvetage en cas de faillite d'un établissement de crédit. Concrètement, c'est un organisme de la Banque de France, le Fonds de garantie des dépôts, qui indemniserait les déposants en cas de faillite : ils seraient remboursés à hauteur de 70.000 euros par déposant (soit 140.000 euros pour un compte joint). Le plafond de la garantie s’applique par établissement, quel que soit le nombre de comptes ouverts (comptes courants et placements bancaires tels que plan d'épargne logement, compte à terme, compte sur livret, livret de développement durable…). Toutes les banques françaises sont affiliées au Fonds de garantie des dépôts. Il en va de même pour les filiales des banques étrangères ayant leur siège en France. En revanche, celles qui ne sont que succursales d’une banque étrangère sont traitées différemment. Qu’en est-il des fonds placés dans d’autres banques d’Europe y compris dans les banques allemandes ? La législation européenne oblige les pays de l'UE à disposer d'un système garantissant au moins une indemnisation de 90% du montant du dépôt jusqu'à un montant maximal de 20.000 euros par client. Les niveaux d'indemnisation des fonds déposés par les clients varient, en effet, très fortement d'un pays à l'autre (Pays-Bas : 40.000 euros, Luxembourg : 20.000 euros, Grande-Bretagne : depuis quelques jours 63.000 euros, etc.). L’Allemagne se vante d’avoir un système permettant de garantir 100% des dépôts.
Cependant pour les banques privées cette couverture peut s’élever jusqu’à 30% des fonds propres de la banque, ce qui représente des sommes pouvant aller jusqu’à quelques millions d'euros par banque y compris celles de petite taille. Les banques mutualistes et publiques dont les caisses d’épargne garantissent quant à elles à 100% les dépôts des épargnants. (Vous pouvez connaître le montant de la garantie de votre banque privée sur www.bdb.de ).
Vous détenez un compte-titres dans une banque en France ? En cas de faillite de cet établissement, vous restez propriétaire de vos titres. Ceux-ci devraient vous être rendus. Si ce n'était pas le cas, vous pourriez prétendre à une indemnité de 70.000 euros, grâce au Fonds de garantie des titres.
Vous disposez de contrats d'assurance-vie souscrits en France. Vous vous interrogez sur les risques que vous courez? Le métier de l'assurance en France étant l'un de ceux les mieux contrôlés et surveillés par l'autorité de contrôle (ACAM), les placements effectués au sein de l'assurance-vie offrent la meilleure garantie disponible de solvabilité et de liquidités. Les entreprises d'assurances de personnes agréées en France sont tenues d'adhérer au FGAP (fonds de garantie des assurances de personnes). En cas de faillite, peu probable d'une compagnie d'assurance, ce fonds indemniserait les assurés à hauteur de 70.000 euros. Ce plafond s'entend par assuré et par compagnie. Si un particulier a souscrit plusieurs contrats d'assurance auprès d'une même compagnie, il ne sera indemnisé qu'à hauteur de 70.000 euros pour l'ensemble de ses contrats. En revanche, il pourra être indemnisé plusieurs fois s'il détient différents contrats auprès de diverses compagnies. Vous avez investi en actions: devez-vous vendre aujourd’hui? Si votre situation patrimoniale vous permet de tenir vos positions, ce n’est pas le moment de vendre. Cela ne ferait que rendre votre perte réelle.
Depuis le début de la crise, le marché est d’une extrême volatilité. Est-il temps de revenir sur ce marché ? Pour les épargnants qui n'ont pas d'aversion au risque et qui disposent d'un horizon de placement à long terme, cela peut s’envisager. En tout état de cause, le temps est à la prudence et ceux qui y retournent doivent le faire progressivement : il faut étaler les versements pour éviter de tout miser au mauvais moment. Si vous êtes inquiets et que vous ne savez pas quelle décision prendre, n’hésitez pas à me consulter. Conseillère indépendante de toute banque et de tout autre organisme financier, je peux répondre à vos inquiétudes en toute sincérité. Mireille Schröder MSCI Conseil en Gestion Internationale du Patrimoine Tel: +49 211 291 46 98 Mobil: +49 179 39 04141 msconseil@web.de
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