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L’Espagne célébrait hier, 6 décembre, le Jour de la Constitution. Une date forte en symbolisme, puisque synonyme de démocratie. Voici quelques éléments de compréhension... dans le contexte mouvementé du débat sur l'Estatut
Il y a 27 ans, le 6 decembre 1978, le Roi d'Espagne signait la Constitution espagnole. (Photo : Ayuntamiento de Madrid)
Le 22 novembre 1975, deux jours après la mort de Franco, Juan Carlos devenait roi d’Espagne. C’était là le début de la transition poursuivie, le 6 décembre 1978, par la proclamation d’une nouvelle Constitution. Célébrations en présence de la famille royale, manifestations et actes en tous genres ponctuent cette journée, symbole de la démocratie, si durement acquise.
Car avec la proclamation de la Constitution de 1978, ce sont les droits fondamentaux, les libertés publiques, la séparation des pouvoirs et la souveraineté populaire qui ont été établis en Espagne. Et grande nouveauté dans ce texte: la reconnaissance totale des Communautés Autonomes qui a servi le processus de décentralisation politique et administrative.
Politique troublée
Comble de l'ironie... aujourd'hui, les plus ardents défenseurs de la Constitution voient, dans le projet d'Estatut catalan, une menace réelle pour l'unité de l'Espagne, une attaque directe aux principes énoncés dans la Constitution. Dès samedi dernier, les défenseurs de la Constitution se sont réunis, puerta del Sol, en Madrid. Le débat est brûlant; et les démons du passé refont surface. Face à cette initiative de manifestation, à moitié reconnue par le Parti Populaire, le Conseiller au Commerce de Catalogne a mis en garde le PP, qui "joue avec le feu, et excite les secteurs les plus extrêmes de la droite espagnole, et les héritiers du franquisme toujours actifs de nos jours".
Georgia DIAZ. (LPJ) 7 décembre 2005 |