| Ecrit par Sara Fredaigue,
le 08-10-2008 00:00
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Baisse du budget social, paupérisation des Français en Italie, augmentation du nombre de mariages franco-italien… Le consulat gère chaque année une multitude de dossiers. Le consul, Hélène Larose, revient sur ses préoccupations de rentrée Le budget alloué au social est encore en diminution cette année. Quelles mesures comptez-vous prendre pour contrecarrer cette absence de ressources ? C’est un réel problème. Nous assistons à un phénomène de paupérisation des français qui s’installent en Italie. Certaines personnes viennent s’installer dans le but de redémarrer sur de nouvelles bases pensant trouver un climat géographique et économique plus propice. Or, elles peuvent se retrouver sans couverture sociale et sans possibilité de prétendre à des aides de l’état italien faute de pouvoir justifier de leur résidence. L’action sociale des associations et la solidarité au sein de la communauté française doivent, plus que jamais, être encouragées.
Souriante et disponible, Hélène Larose, Consul à Rome est à l'écoute de ses concitoyens. (photo S.F.) Quelle est la plus grande difficulté à laquelle vous êtes confrontée actuellement ? L’obtention du statut de résident justement. La suppression du permis de séjour en 2007 a des effets que nous n'imaginions pas. Ce document permettait précédemment d’obtenir aisément le statut de résident. Aujourd’hui, les communes, en se basant sur les directives européennes, acceptent de délivrer le statut de résident sous une double condition : justifier d’une couverture sociale et d’un revenu suffisant pour s’établir dans le pays. Or, si une simple auto-certification pour ses revenus est possible, la justification de la couverture sociale pose problème. La carte européenne d’assurance maladie ne donne pas droit à l’inscription au système de santé italien. Certains français arrivent en Italie en ayant épuisé leurs droits à la sécurité sociale français. Ils se retrouvent donc sans couverture sociale tant qu’ils n’ont pas trouvé un travail. On parle souvent de l’amitié franco-italienne. Celle-ci se traduit-elle par une augmentation du nombre de français en Italie ? La communauté française ne décroît pas. Nous n’aurons néanmoins confirmation de cette tendance qu’en janvier au moment où nous analyserons les statistiques de l'année écoulée et ferons le bilan de nos activités. On perçoit également une augmentation de la mobilité chez les jeunes. Malheureusement, cette tranche d’âge nous échappe car les 25-35 ans n'éprouvent généralement pas le besoin de s’inscrire au consulat. Ils n’en perçoivent l’utilité que lorsqu’ils doivent faire refaire des papiers. Nous perdons aussi parmi nos inscrits les jeunes double nationaux qui ne pensent pas à venir s’inscrire à leur majorité. Et qu’en est-il des mariages franco-italiens ? Ils sont pour leur part en nette recrudescence. Le consulat a procédé durant les 7 premiers mois de l'année 2008 à près de 50 % de publications de mariage de plus (soit 207 au total) en comparaison avec la même période de l'année précédente. Il est assez intéressant de constater que dans 80% des cas, la personne française qui se marie avec un italien est elle-même d’origine italienne. Qui dit couple, dit souvent famille. Je signale donc également aux futurs parents qu’ils ont 15 jours à compter de la naissance de leur enfant pour venir le déclarer au consulat. Celui-ci sera alors directement enregistré sur leur livret de famille. Passé ce délai, ils peuvent également faire retranscrire l’acte de naissance italien au consulat. Propos recueillis par Sara Fredaigue (www.lepetitjournal.com - Rome) mercredi 8 octobre 2008
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