En France
La Une La Une Eco Eco Culture Culture Mag Mag Sports Sports Tourisme Tourisme Expat Expat Gourmet Gourmet Vous Vous Forum Forum SANTE SANTE
samedi 22 novembre 2008
Phnom Penh 27°C
Hier un euro valait 5200 Riels (=) et 1,26 U$ Dollar (=) Vous êtes 4.036 abonnés au Royaume du Cambodge et 141.601 dans le monde, okunh !Bien ensoleillé (23/28Co)
NEWSLETTER
 Abonnez-vous gratuitement
1.
2.
Plus d'infoInfo Newsletters
PORTRAIT - Molyvan ou un architecte comme icone nationale

Ecrit par Simon Agez, le 03-10-2008 00:00

Réagissez à cet article  Citer cet article sur votre site Imprimer cet article Envoyer à un ami

Van Molyvan était la semaine dernière l’invité du Centre Culturel Français. Architecte renommé, urbaniste reconnu, l’ancien président de l’ASPARA incarne à lui tout seul une conscience cambodgienne aujourd’hui bien malmenée. Retour sur une icône nationale.

L’architecte du Sangkum
Une des rares personnalités du Cambodge à faire l’unanimité, Van Molyvan a avant tout été le principal maître d’œuvre du régime du Sangkum Reastr Niyum. Mandaté par le Prince Norodom Sihanouk, alors chef du gouvernement, l’architecte a orchestré avec brio le renouveau architectural et urbain du Cambodge. Le Royaume, tout juste indépendant, marque alors les esprits, des experts Singapouriens viennent observer, si ce n’est copier, le développement urbain de la capitale. Symbole de cette volonté de concilier passé et présent, le Monument de l’Indépendance rappelle la principale tour du complexe d’Angkor Wat. Mais le monument, encore admiré aujourd’hui, n’est qu’un exemple parmi d’autres des réalisations des équipes de Van Molyvan : théatre national, conseil des ministres, mais aussi le Stade olympique, alors le plus grand édifice de la région. On pourrait encore citer le « building blanc » et le « building gris » réalisés dans le cadre de l’aménagement du Tonlé Bassac. Ces deux bâtiments sont très représentatifs de l’œuvre de Van Molyvan, très proche de celle de Le Cordusier, avec en toile de fond une volonté de développement social, le peuple doit accéder à la propriété.

Un « vieux Monsieur » toujours sur le devant de la scène
Dire que l’héritage du Sangkum a été malmené est un euphémisme. Dans le domaine architectural, hormis le Monument de l’Indépendance, la plupart des édifices réalisés sous l’égide de Van Molyvan ont aujourd’hui disparus ou sont méconnaissables. Plus encore que les soubresauts de l’histoire qui n’ont pas épargné le vieux Royaume, c’est la volonté délibérée et irréfléchie des promoteurs immobiliers qui aura eu raison de l’œuvre de Van Molyvan. Revenu au Cambodge dans la foulée des accords de Paris (1991), Van Molyvan devient ministre d’état à la Culture et à l’Aménagement du territoire au sein du gouvernement de coalition. A nouveau aux commandes, l’architecte a de grandes ambitions pour le Cambodge et sa capitale, aidé en cela par une équipe de la ville de Paris. Des lois sont votées et des institutions sont fondées pour mieux encadrer le développement urbain du Cambodge renaissant. Mais les intérêts privés sont trop forts, et la voix de la sagesse, qu’incarne Van Molyvan, n’est plus écoutée par des décideurs trop pressés.Un dernier mandat à la tête de la nouvellement créée Autorité ASPARA* permettra à ce grand monsieur de terminer sa carrière publique sur une note très positive, les visiteurs du Parc Archéologique d’Angkor peuvent en témoigner.
Témoin de son temps, Van Molyvan n’a depuis guère changé de discours, s’élevant contre les développements inconsidérés autour de « son » Stade Olympique, tonnant plus récemment contre la disparition du lac Boeung Kak. Et si les autorités ont, semble-il, décidé d’ignorer cette (grande) voix discordante, l’affluence enregistrée lors de la dernière conférence du « maître » prouve que bientôt d’autres prendront la relève. Espérons-le du moins.


Simon Agez (www.lepetitjournal.com Cambodge) vendredi 3 octobre 2008

*Autorité pour la Protection, la Sauvegarde et l’Aménagement de la Région d’Angkor, créée en 1995

Les Cités Khmères Modernes - Vann Molyvann, des editions Reyum - En vente au 47 rue 178, Phnom Penh


Vos réactions (1)
Posté par AAP Alsacefree, le 04-10-2008 04:40
Une perle rare!
Au moins à mes yeux!C'est l'unique chef d'oeuvre que le cambodge a pu produire depuis que Dieu m'a donné la vie. 
Les "VM" reconnus comme sa signature disparaissent quasiment à ce jour. La salle de festival devant l'ambassade chinois n'est un ensemble de nid d'araignées. 
La mutation née pour perpétuer sa race originale, mais la génération mutante à la fois vietnamisée de l'après polpotisme acheverait le "Mal cambodgien" sur une toute petite prochaine étape de gloire défaite du royaume. 
La folie nationale semblerait enlever en lui toute l'"âme nationale" qui de ce fait s'affaiblira elle-même aussi jusqu'à l'extinction.Pauvre Cambodge qui ne cesse de s'entre-tuer, cette fois-ci d'une façon "secrète et ultra silencieux!"
 
» Signaler cette réaction à l'administrateur

Réagir



mXcomment 1.0.5 © 2007-2008 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved
 
RECEMMENT
CAMBODGE
Accueil-Cambodge
Portraits
Le pense bête
Agenda
Les Bons Plans
Resto
Cinéma
Voyages
Pratique
Petites Annonces
Nos forums
Les Archives
NOS SERVICES
La Newsletter
Les Archives
Ouvrir une Edition
Petites Annonces
Nos forums
La bourse en vidéo
L'annuaire Expat
un problème avec la newsletter?
VOYAGER PRATIQUE
Avec notre partenaire TV5.org
Horloge Universelle
Indicatifs Tel
Tailles habillement

Convertisseurs
Farenheit/Celsius
Distances
Livre/Kilo
 
 
SUR LE FORUM CAMBODGE
DERNIERS ARTICLES DES LOCALES
Content © 2007 lepetitjournal.com