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Finances : Il n’y aura pas de «plan de sauvetage» du Brésil. - Le président Lula l’a affirmé haut et fort hier, mercredi 1er octobre, à l’issue d’une réunion de coordination au sein du gouvernement pour évaluer l’impact de la crise financière qui secoue les bourses du monde entier : «Le Brésil n’a pas besoin d’une série de mesures d’urgence (pacote econômico) contre la crise financière». Le ministre de l’économie Guido Mantega a montré à ses collègues que les investisseurs étrangers maintiennent malgré la crise leurs capitaux au Brésil. La principale difficulté selon lui, est que la crise peut générer un déficit de crédit, comme les crédits spécifiques utilisés par les exportateurs brésiliens, qui ont connu une soudaine chute. Mantega veille à ce que la crise n’affecte pas les réserves nationales. Mardi 30 septembre, Lula venait de reconnaitre pour la première que la crise américaine était «grave». LB (www.lepetitjournal.com – São Paulo, jeudi 2 septembre 2008)
Sécurité : L’armée veille au bon déroulement des élections. - Dans le cadre de l’opération Guanabara (qui dépend du Tribunal électoral régional), depuis le 11 septembre, 3.500 soldats assurent le maintien de l’ordre autour de Rio, dans les quartiers réputés «chauds». L’armée tente de contrôler les milices qui exercent un chantage sur les populations locales pour les contraindre à voter pour le candidat de leur choix. Les militaires patrouillent à partir de demain dans les municipalités de Morro do Salgueiro, le Complexo do Alemão, et la Vila Cruzeiro dans la zone nord de Rio. Le Tribunal Suprême Electoral a déjà approuvé l’envoi de troupes lundi 29 septembre dans 257 municipalités, dans les états du Pará, Rio Grande do Norte, Alagoas, Sergipe, Amazonas et Paraíba. Ce sont 16 états qui ont demandé de l’aide au gouvernement fédéral pour assurer le bon déroulement des élections. Les militaires resteront jusqu’à la fin du deuxième tour. LB (www.lepetitjournal.com – São Paulo, jeudi 2 septembre 2008)
Recherche : Cellule-souches embryonnaires, «on sait faire» ! - Le centre de recherche de l’université de São Paulo a déclaré mercredi avoir produit pour la première fois une lignée de cellules-souches embryonnaires 100% brésiliennes en laboratoire. Ce type de recherche est autorisé depuis 2005, mais le Tribunal Fédéral Suprême n’a rendu son verdict que le 29 mai. Jusque là, si les recherches n’étaient pas interdites, les scientifiques étaient face à une impasse juridique embarrassante. La loi Biossegurança autorise ainsi l’utilisation des embryons surnuméraires issus de la fécondation in vitro. Les chercheurs prélèvent des cellules souches sur l’embryon humain et contrôlent leur reproduction in vitro. A l’USP, les cellules sont maintenant mises en culture pour la production d’un très grand nombre de cellules identiques qui serviront à la recherche thérapeutique. LB (www.lepetitjournal.com – São Paulo, jeudi 2 septembre 2008) |