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ENERGIE – La Grèce dira-t-elle oui à l’Iran? |
| Ecrit par adea guillot,
le 01-10-2008 00:00
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Un nouveau projet de gazoduc en provenance d’Iran et à destination de l’Allemagne pourrait passer par la Grèce. C’est en tout cas ce que propose l’Iran. Pour ou contre ?
Un tronçon de gazoduc en provenance d'Iran Le ministre iranien du pétrole, Akbar torkan, l’a annoncé la semaine dernière : l’Iran étudie sérieusement la possibilité de construire, pour un montant global de 4 milliards de dollars, un gazoduc qui permettrait l’exportation de ses ressources en gaz ( les deuxièmes plus importantes au monde après celles de la Russie) vers l’Europe. En passant par la Turquie, la Grèce, l’Italie, la Suisse, l’Autriche et, finalement, l’Allemagne. Un vaste projet donc qui entrerait en concurrence avec la ligne russe Southstream et le gazoduc en provenance d’Azerbaïdjan, TGI (Turquie, Grèce, Italie).
Dans une interview accordée à nos confrères de l’édition anglaise de Kathimerini, Constantinos Filis, chef du Centre Russie-Eurasie de l’Institut des Relations Internationales de la faculté Panteion d’Athènes, décrypte les conséquences d’un tel projet pour la Grèce. "Le principal bénéfice est que cela [ce projet] devrait potentiellement aider la Grèce à diversifier ses sources énergétiques". Dans un pays dépendant pour les 3/4 de ses importations en gaz de la Russie, l’intérêt est évident. Toujours selon Filis, ce nouveau gazoduc aurait par ailleurs l’avantage "d’accentuer le rôle géostratégique de la Grèce dans la région", puisqu’avec Soushstream et TGI, la Grèce se trouverait au centre de trois projets majeurs de gazoducs en Europe.
Tension stratégiques Difficile cependant de savoir aujourd’hui si ce projet aura bien lieu, l’Iran étant au centre de nombreuses polémiques à l’échelle internationale. Les Etats-Unis notamment, grand allié de la Grèce mais très critiques à l’égard de l’Iran, ne devraient pas voir d’un bon oeil la réalisation d’un tel réseau et tenteront à n’en pas douter de faire pression sur la Grèce pour faire échouer ce projet. Au-delà de la seule Grèce, c’est bien toute l’Europe qui s’interroge aujourd’hui sur son approvisionnement énergétique auprès de pays souvent considérés par son allié principal – les Etats-Unis- comme de potentiels ennemis. Une configuration géostratégique de plus en plus tendue. Adéa Guillot (ww.lepetijournal.com/athenes.html) jeudi 2 octobre 2008.
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