| Ecrit par SANTIAGO,
le 15-10-2008 00:00
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Ingénieur chimiste, directeur technique d’une entreprise « gourmet » chilienne, Stefan Vogel 32 ans, s’est spécialisé en France. Récit.
Stefan avec son fils Thomas (photo DR)
A 32 ans, le parcours professionnel de Stefan Vogel, père de, bientôt, deux enfants, est déjà long. Depuis un an, il veille aux promesses gustatives des produits gourmets « Neo oils & foods », une entreprise chilienne qui commercialise des huiles, herbes, épices traditionnelles du sud du Chili, confit de vin et autres produits alimentaires haut de gamme dans des épicerie fines. Un secteur encore timide mais qui semble en plein développement. Stefan, ingénieur chimiste de l’université Catolica a travaillé 3 ans avant de partir, en 2003, se spécialiser en France dans ce secteur : « quand on pense qualité alimentaire, on pense à la France », explique Stefan, qui, de plus, a suivi sa scolarité « un peu en voisin », au lycée français de Santiago. Il a tout à fait retrouvé à Nantes, la rigueur de pensée et l’esprit critique « à la française » qui l’avait modelé au lycée, lors de son master2 pro : « maîtrise et management de la qualité dans les entreprises agro-alimentaires » pour lequel il a obtenu une bourse de l’Ambassade de France au Chili.
Le biscuit nantais Le charme de la préfecture de Loire-Atlantique, régulièrement classée en France « ville la plus agréable du pays » a opéré : « C’est un Paris miniature, avec sa Fnac, ses ciné d’Arts et d’Essai » dit-il. Mais après ses 6 mois de cours, c’est à la capitale qu’il a trouvé son stage en recherche appliquée , auprès de « Arvalis-Institut du végétal ». Un stage, transformé en CDD (contrat à duré déterminé) puis en CDI (contrat à duré indéterminé). Pour son amie, qui l’a suivi dans son périple, comme pour lui, la nostalgie de Nantes, n’a pas duré : « La France reste quand même centralisée, surtout géographiquement, à Paris, on est proche de tout. Pour nous qui venions du bout du monde , c’était comme se retrouver au milieu du monde , ou au moins de l’Europe », ajoute t-il enthousiaste, avant de préciser qu’ « aù-delà de la géographie, Paris est aussi un point central d’accès à l’information, à la culture et aux différentes cultures . » S’il a trouvé, au retour, grâce à son profil "affiné" dans l’hexagone, son emploi en un mois, il déplore le peu de valorisation au niveau salaire, de sa spécialisation : « Si on ne pense qu’au salaire au retour, je ne suis pas sûr que partir suivre des études à l’étranger soit nécessairement le bon choix. C’est surtout une expérience personnelle très enrichissante. Et qui en vaut la peine . » Recueillis par Sophie Rouchon (www.lepetitjournal.com Santiago ) mercredi 15 octobre Plus sur son entreprise: Neo oils & foods?
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