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Pierre Ménat, l’ambassadeur de France à Varsovie, a précisé la semaine dernière la position française sur le débat autour du budget de l’UE 2007-2013. Il a rappelé que pour la France, "les nouveaux pays ne doivent devenir des contributeurs nets”. En revanche, Paris s’apprête à assumer un coût net d’environ 18 milliards d’euros pour financer l’élargissement
Les premiers ministres du groupe de Visegrad (Pologne, République tchèque, Hongrie, Slovaquie) n’ont pas réussi à convaincre Tony Blair la semaine dernière (photo AFP)
Alors que le Royaume Uni maintient son souhait de revoir à la baisse le budget européen pour la période 2007-2013 si le budget de la PAC n'était pas réduit, et que les nouveaux Etats membres refusent de voir les fonds de cohésion sacrifiés. Pierre Ménat, ambassadeur de France en Pologne, a rappelé la position française dans les débats relatifs au budget européen.
Selon lui, la France reste fidèle au “seul document existant à ce jour, la proposition de la présidence luxembourgeoise”, la Grande-Bretagne n’ayant pas encore soumis officiellement la sienne. La proposition du Luxembourg prévoit un soutien financier partagé par les Etats membres contributeurs, non exemptés, destiné à couvrir les dépenses liées à l´élargissement, notamment en matière de politique agricole et de fonds de cohésion.
L’ambassadeur de France a rappelé combien la France était “attachée au devoir de solidarité de tous les Etats membres à l´égard des nouveaux Etats membres” et a mis en exergue que “en aucun cas, les nouveaux pays ne doivent devenir des contributeurs nets”.
18 milliards d’euros de coût net pour la France
Pierre Ménat a précisé qu’“en soutenant cette proposition, la France est consciente de l´effort considérable, 11 milliards d´euros, qu´elle devra fournir entre 2007 et 2013, à un moment où le pays verra ses propres aides diminuer de 7 milliards. Le coût net pour l´Etat français serait donc d´environ 18 milliards d´euros. Pour autant, la France, ne souhaite pas revenir sur son accord et considère normal d´exercer cette solidarité à l´égard de pays moins prospères.”
A ce titre, le diplomate français a souligné que : “La France appréciait la position courageuse et constructive des nouveaux Etats membres et notamment de la Pologne qui a toujours conservé la même ligne depuis juin 2005".
Dernièrement les quatre pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie) avaient décidé de soumettre à Tony Blair un projet commun pour le budget de l'UE des années 2007-2013. Et la Pologne comme lors du dernier sommet de Bruxelles en juin, avait rassemblé, derrière elle, les nouveaux pays de l'UE afin de tenter d'arracher à la Grande-Bretagne un accord jugé crucial pour leur rattrapage économique. En vain probablement.
La Grande-Bretagne, présentera, aujourd´hui, ses propositions pour le budget européen, soit deux jours plus tôt que prévu. La proposition britannique sera débattue lors d'un sommet européen des 15 et 16 décembre à Bruxelles.
F.L. (LPJ - Varsovie) 05 décembre 2005
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