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CRISE FINANCIERE- La Grèce se veut rassurante mais appelle au resserrement du crédit |
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mardi 30 septembre 2008 |
Alors que tous les dirigeants européens, dont Nicolas Sarkozy, viennent de confirmer la gravité de la crise financière internationale et de son impact sur les économies européennes, le gouverneur de la Banque de Grèce (BdG), Georgios Provopoulos se veut optimiste sur la situation en Grèce mais incite tout de même les banques à limiter drastiquement les prêts
La Banque de Grèce à Athènes(Photo d'archives)Après des semaines à entendre les dirigeants européens nous répeter que le système financier européen était à l’abri du cataclysme qui touche les états-unis depuis près d’un an, voila qu’un revirement spectaculaire vient de s’opérer en fin de semaine dernière. Nicolas Sarkozy, entre autres, a ainsi déclaré que cette crise était durable et de nature à bouleverser, en Europe comme ailleurs, croissance,chômage et pouvoir d’achat. Et déjà les premières annonces de banques en difficulté ont-elles lieu. Ainsi le Benelux a volé, dimanche 28 septembre, au secours de la banque Fortis pour lui éviter d'être emportée par la crise financière, alors que le gouvernement britannique s'apprête à nationaliser les prêts de Bradford & Bingley (B&B), dont les dépôts et les succursales ont été rachetés par la banque espagnole Santander. En Allemagne, la banque allemande Hypo Real Estate, menacée de faillite, a obtenu de la part d'un consortium de banques allemandes des crédits "à hauteur suffisante" pour continuer ses activités, a-t-elle annoncé tôt lundi matin dans un communiqué boursier.
La Grèce se veut confiante Dans ce contexte tendu, le gouverneur de la Banque de Grèce (BdG), Georgios Provopoulos se référant à l'impact de la crise sur le système de crédit en Grèce, se veut optimiste, informant qu'il reste stable et que les agrégats fondamentaux des institutions bancaires sont satisfaisants, notant toutefois qu'au "premier semestre 2008, les indices de rentabilité des banques ont régressé en raison surtout des incidences précitées, tandis que les indices de capacité de financement ont subi une légère baisse, en raison aussi de la prise en compte, pour la première fois, des besoins en capitaux pour gérer le risque fonctionnel". Selon M. Provopoulos, "en Grèce jusqu'à présent les impacts (de la crise) sont moins intenses en comparaison avec d'autres pays (...), ceci étant dû au fait que les banques grecques sont moins exposées aux investissements en produits toxiques".Même son de cloche de la part du ministre de l’économie, M. Alogoskoufis, qui ne cesse de marteler que malgré "une conjoncture économique la plus difficile de ces 10 dernières années" l'économie grecque résiste bien. Certes.
Encadrement serré des prêts Cette confiance si ouvertement revendiquée n’empêche cependant pas monsieur Provopoulos d’appeler les banques grecques à réduire drastiquement leurs prêts. Taux d’intérêt élevés, garanties rigoureuses... il va devenir de plus en plus difficile pour les ménages grecs d’obtenir un emprunt. Et ce au moment même où l’inflation ne cessant d’augmenter et les salaires étant toujours en situation de stagnation, le crédit apparaissait comme l’un des seuls outils encore à la disposition du gouvernement grec pour relancer l’économie. M. Caramanlis qui annonçait récemment que la Banque de Grèce était prête à prendre toute mesure nécessaire pour renforcer l'économie et les ménages grecs devra revoir ses ambitions à la baisse. Voire changer radicalement de tactique. En espèrant que le bouleversement complet du système financier auquel nous assistons se traduira, à moyen ou long terme, par une refonte totale des mécanismes ayant conduit à un tel gâchis. Adéa Guillot (www.lepetitjournal.com/athenes.html) mardi 30 septembre 2008
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