| Ecrit par Sébastien VANNIER,
le 30-09-2008 00:00
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Lors des élections régionales de Bavière qui se sont tenues dimanche, la CSU a perdu pour la première fois depuis plus de quatre décennies sa majorité absolue. Son score inattendu de 43,5% profite aux petits partis et l’oblige à se lancer à la recherche d’un partenaire pour une coalition La chute de la CSU marque un profond changement dans un Land réputé traditionnel (photo. LPJ)
C’est une secousse électorale qui était prévue en Bavière (voir notre article du 22 septembre), c’est un séisme qui a touché la CSU hier soir. Dans un bastion qu’elle tenait seule depuis 46 ans, l’union chrétienne-sociale perd 17,2% (estimations ARD hier soir) par rapport à son score de 2003. La participation électorale reste stable à un peu plus de 57%.
La CSU en crise Le duo Günther Beckstein – Erwin Huber aura donc échoué dans son pari. Le ministre-président et le chef du parti sont très loin des scores du prédécesseur Edmund Stoiber. Ce résultat de 43,5%, même s'il devrait permettre à Beckstein de se maintenir, est une cinglante défaite pour les deux hommes. Leurs thèmes de campagne, notamment sur la Pendlerpauschale (remboursement forfaitaire des frais de transport vers le travail) n’ont pas convaincu les électeurs. Même si le SPD se montre, au soir des résultats, satisfaits de la défaite de l’autre camp, l’ambiance n’est tout de même pas au mieux non plus dans les rangs socio-démocrates. Avec des estimations à 18,8%, le SPD ne perd certes que quelques points mais réalise tout de même le plus bas résultat depuis la fin de la guerre. Les petits partis font une entrée éclatante Cette chute de la CSU profite donc surtout aux petits partis. Les Verts, déjà installés au parlement régional augmente encore leur score pour presque atteindre la barre des 10% visée (9,1%). Cette barre a été dépassée par la sensation de cette soirée électorale : les Freie Wähler (10,2%). Le parti de Hubert Aiwanger a su séduire les déçus conservateurs de la CSU, et se pose comme partenaire de coalition envisageable pour la CSU. Celle-ci devrait pourtant se tourner probablement vers son allié naturel, la FDP qui parvient également à entrer au Landtag avec 7,9%. Köhler peut respirer Horst Köhler, quant à lui, a dû pousser un ouf de soulagement en apprenant les résultats. Certes, lors de sa tentative de réélection à la présidence de l’Allemagne en mai 2009 qui tient compte du poids des parlements régionaux, il pourra compter sur moins de voix CSU, mais les Freie Wähler ont promis de voter pour lui. Son adversaire Gesine Schwan, ne pourra pas compter sur de nouvelles voix de gauche. En effet Die Linke, le nouveau parti de gauche, n’aura pas réussi son pari ambitieux. Avec 4,4% des voix ils ratent de peu la barre fatidique des 5% et ne parviennent ainsi pas à s’installer dans la forteresse conservatrice bavaroise. Mais la fin de la domination absolue de la CSU en Bavière confirme la transformation du paysage politique allemand qui voit les partis traditionnels en difficulté et les petits partis s’installer solidement et durablement sur l’échiquier politique. Sébastien VANNIER (www.lepetitjournal.com/hambourg.html) lundi 29 septembre 2008
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