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EDUCATION - Un nouveau lycée français, enfin ! |
| Ecrit par Jonas Mercier,
le 29-09-2008 00:00
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Cela fait environ cinq ans que l’idée d’une nouvelle école française, plus grande, est à l’ordre du jour. Depuis juillet, le problème est enfin résolu. Le gouvernement roumain a fait cadeau à l’ambassade française d’un terrain de 2,4 hectares au nord de Bucarest
L'actuel Lycée français Anna de Noailles de Bucarest (photo: thediplomat.ro)
L'annonce a été faite il y a quelques semaines dans le Journal Officiel. Le gouvernement roumain a offert à l’ambassade de France de Bucarest un terrain dans le quartier Baneasa (nord) pour la construction d’un nouveau lycée français. Le projet existe depuis plusieurs années, mais il n’avait jamais pu se concrétiser. "Il reste encore beaucoup d’étapes, mais nous avons pour objectif qu’il soit prêt dans deux ans", affirme Henri Lebreton, directeur de l'Institut français de Bucarest, en charge du projet. Le nouvel établissement devrait avoir une capacité de "plus de 1000 élèves". Un réel soulagement pour le nouveau proviseur du Lycée français, Michel Lostanlen : "En septembre 2003, on avait 460 élèves. A la rentrée 2008, nous sommes arrivés à 750 inscriptions..." Cette année, une quarantaine d’écoliers ont été refusés, faute de place. Beaucoup de familles roumaines n’essaient même plus de déposer de dossier d’inscription. "On arrive à enseigner, mais on ne peut pas répondre à tous les besoins. Par exemple, on n'a pas de place pour une cantine, un foyer ou une salle vidéo", souligne le proviseur.
"Il ne faut pas que cela devienne un lycée franco-français" Depuis l’année dernière, l’ambassade n’a trouvé d’autres moyens que de louer de nouveaux locaux pour faire face au nombre croissant d’élèves. Désormais les classes primaires, jusqu’au CE1, sont dispensées dans le quartier Herestrau (nord), alors que le reste de la scolarité se fait à Piata romana (centre), dans le bâtiment historique du lycée Anna de Noailles. Une situation incommode pour les familles qui ont des enfants dans les deux bâtiments et doivent faire la navette. De plus, le manque de place empêche la mixité linguistique de l’établissement, une valeur essentielle aux yeux de Michel Lostanlen : "Il ne faut pas que cela devienne un lycée franco-français, insiste-t-il, car l’une des missions de cette école est d’ouvrir les enfants à la culture du pays dans lequel ils vivent." Dans le cas d’un nombre trop important de demandes de scolarisation, c’est en effet les Français qui ont la priorité. Aujourd’hui, le taux d’élèves roumains du lycée Anna de Noailles est de 28%. L’objectif de la direction est qu’il arrive à 40%. Jonas Mercier. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) lundi 29 septembre 2008
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