| Ecrit par Adeline Bourg,
le 26-09-2008 00:00
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Avis de tempête général ! De George W. Bush à Nicolas Sarkozy, les dirigeants des pays développés s’accordent à dire que la crise financière débutée aux Etats-Unis est une catastrophe pour tout le monde. Heureusement, l’Etat est là ! "Le mal est profond" a expliqué hier soir Nicolas Sarkozy (photo AFP)
Du sang et des larmes, voilà ce que nous promettent les dirigeants de la planète. La crise financière mondiale prend une telle ampleur que tous prennent la parole, mais pas forcément pour rassurer. Le président américain, George W. Bush s’est exprimé mercredi soir à la télévision. Il a mis en garde ses concitoyens : "Toute notre économie est en danger". Quant à Nicolas Sarkozy qui parlait hier soir devant 40.000 personnes au Zénith de Toulon, il n’est pas plus optimiste. Le président français a déclaré : "Dire la vérité aux Français, c’est leur dire que la crise n’est pas finie, que ses conséquences seront durables", bref une vraie douche froide ! Même le candidat à la Maison Blanche John Mc Cain, a préféré suspendre sa campagne afin de se concentrer sur les moyens de combattre les conséquences de la crise. Et même si côté démocrate, Barack Obama a refusé de suspendre lui aussi sa campagne, c’est ensemble, quasiment main dans la main, que les deux adversaires se sont rendus à la Maison Blanche pour rencontrer Bush et discuter de l’avenir économique. Obama et McCain ont même cosigné un communiqué expliquant : "ensemble, démocrates et républicains, dans un esprit de coopération pour le bien des Américains". Là, ça va mal ! L’Etat au secours des banques en difficultées Passé ce constat alarmant, il faut agir. Nicolas Sarkozy a voulu rassurer les Français : il ne les laissera pas tomber. Il assure que l’Etat garantira la sécurité et la continuité du système bancaire et financier français en injectant au besoin de l’argent. Comme à Bretton Woods à la sortie de la 2e guerre mondiale, les gouvernements doivent, selon lui, remettre à plat tout le système financier et monétaire mondial. En outre, les responsables de cette crise doivent être sanctionnés financièrement. Un peu plus loin à l’Ouest, l’heure est également à l’interventionnisme de l’Etat. Bush s’est quasiment excusé lorsqu’il a évoqué son plan de sauvetage. Il faut dire qu’au pays des libertés, et surtout celle d’entreprendre, il n’est pas très bien vu de prôner l’intervention de l’Etat. 700 milliards de dollars seraient nécessaires selon le plan Paulson pour éponger les créances douteuses des banques. Pas sûr que le Congrès adhère à cette idée pourtant vitale : "sans action immédiate du Congrès, l’Amérique pourrait glisser dans une panique financière et un scénario douloureux". Mais comme Sarkozy en appelle à la "moralisation du capitalisme financier", Bush prône lui, l’union sacrée pour surmonter "une période sans précédent pour l’économie américaine". Hier jeudi, le Congrès était parvenu à un accord de principe rassurant les marchés, avec un rebond de Wall Street (+1,82%). En France, même si le président ne veut pas d’une politique d’austérité, et ne prévoit pas de hausse d’impôts, on murmure que les chiffres du chômage sont en hausse. Sarkozy a d’ailleurs annoncé hier la suppression de 30.600 postes de fonctionnaires. Avec tout ça, une chose est sure : la moral des Français, et notamment des industriels, actuellement à son plus bas niveau depuis 2003, ne risque pas de remonter. Adeline BOURG. (www.lepetitjournal.com) vendredi 26 septembre 2008
En savoir plus
La Tribune – Sarkozy : La crise va toucher le pouvoir d’achat des Français Nouvel Obs – Plan Paulson : le Congrès serait proche d’un accord
TF1 – Les priorités économiques de Sarkozy
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