| Ecrit par Valery Lefort,
le 24-09-2008 01:14
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Battu le week-end dernier à domicile par Perpignan, Montpellier et ses perles pour demain a encore du chemin à parcourir. Mais il apprend vite Le bouillant Julien Tomas symbolise les espoirs formés à Montpellier (photo AFP)
C’est raté. En recevant Perpignan pour le derby languedocien, Montpellier avait une chance unique de se hisser pour la première fois de sa jeune histoire sur la deuxième marche du Top 14. Juste derrière l’intouchable Paris, c’eut été un beau symbole. Mais les Catalans l’ont emporté au stade Yves-du-Manoir (5-3) et Montpellier devra remettre à plus tard ses rêves de grandeur. Des espoirs qui reposent pourtant sur du solide, à quelques encablures des plages de la Méditerranée. Avec à sa tête un président, Thierry Perez, et un manager, Didier Nourault, qui ont choisi de bâtir sur le long terme en optant pour la formation. Un travail de fond qui a éclaté en pleine lumière l’hiver dernier avec la présence de quatre jeunes pousses héraultaises (Ouedraogo, Picamoles, Trinh-Duc, Tomas) en équipe de France. Résister aux requins Mais la lumière est parfois aveuglante et Montpellier a payé en fin de saison cette surexposition nouvelle en perdant lors de la dernière journée le dernier ticket européen pris par Montauban. Montpellier, c’est aussi un outil de travail exceptionnel avec un stade flambant neuf et aujourd’hui un mélange jeunes/anciens qui pourraient, à court ou moyen terme, faire des merveilles. Ainsi, l’ancien demi de mêlée des all Blacks, Justin Marshall, a-t-il opté pour le pari de Montpellier. « Je suis heureux d’encadrer des jeunes aussi talentueux », a-t-il exprimé. Au-delà du revers de samedi dernier, Montpellier a toutefois déjà accroché à son palmarès le champion de France, Toulouse. Cinquième avant de se déplacer samedi à Mont-de-Marsan, la bande à Ouedraogo est dans les clous, confirmant sa montée en puissance. Mais il va aussi lui falloir livrer bataille en coulisses car ses jeunes attirent aujourd’hui toutes les convoitises. A commencer par François Trinh-Duc, le nouvel ouvreur des Bleus dont Olivier Magne, l’ancien flanker de l’équipe de France, dit « qu’il n’avait pas vu depuis longtemps un joueur aussi décisif » ou encore Louis Picamoles. S’il veut grandir, Montpellier va devoir résister aux requins, à savoir les Clermont, Toulouse, Paris ou Biarritz qui suivent ces perles rares de très près… Valéry Lefort. (www.lepetitjournal.com) 24 septembre 2008
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